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	<title>Archives des individu - Pravda - pr4vd4</title>
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	<description>La vérité de l information ! Quoique...</description>
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	<title>Archives des individu - Pravda - pr4vd4</title>
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	<item>
		<title>La sonnerie du téléphone, manifeste sonore de l’ego</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna L.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>La sonnerie du téléphone est plus qu’une alerte : manifeste sonore, ego suraigu, simulacre social et preuve fragile que nous ne sommes pas seuls</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/sonnerie-telephone-manifeste-sonore-ego-202510.html">La sonnerie du téléphone, manifeste sonore de l’ego</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>Objet banal en apparence, la sonnerie du téléphone mobile condense pourtant nos identités, nos affects et nos illusions sociales. Derrière quelques secondes de musique surgit un condensé d’ego, de capital culturel et de solitude contemporaine.</strong></p>



<p>La sonnerie n’est pas un détail : elle est signature. On ne se contente pas de répondre à un appel, on s’annonce au monde par un fragment sonore, choisi comme on porterait une veste trop voyante ou une citation mal digérée. Qu’elle soit rap, zouk, métal, rai ou variété eighties, elle produit une mini-sociologie instantanée : il suffit de quelques notes pour trahir son âge, ses appartenances, ses nostalgies. La sonnerie est ainsi une carte de visite déguisée, un curriculum vitae compressé en trois secondes.</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Abraham Moles a montré combien nos distances sociales se cartographient dans l’espace sonore. La sonnerie du téléphone, surgissant dans le métro ou la salle de conférence, est une bombe proxémique : elle impose la présence de l’autre, déchire la bulle de silence collectif et revendique un territoire auditif. C’est un acte d’intrusion volontairement mal élevé, où l’intime se fait politique : mon son à moi colonise votre espace commun. Un peu comme le « malpropre » de Michel Serres.</p>



<p>Dans l’économie affective du quotidien, le téléphone hurle « j’existe » plus sûrement qu’un slogan placardé sur un mur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Simulacres et appartenances</h2>
</div>
</div>



<p>Baudrillard avait noté que l’objet technique ne vaut pas tant par sa fonction que par la mythologie qu’il convoque. La sonnerie personnalisée participe de ce système des objets : elle ne signale plus seulement un appel, elle exhibe un style, une esthétique, un fantasme. Un hit de Madonna devient drapeau queer, une boucle électro fait posture de branchitude, une reprise kitsch des années 80 (Le flic de Berverly Hills par exemple&#8230;) s’érige en ironie culturelle. La sonnerie n’est pas un signal, mais un simulacre sonore, une fiction d’appartenance qui fonctionne comme badge invisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Psychanalyse de l’alerte</h2>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p>Au fond, qu’est-ce qu’une sonnerie sinon la pulsation angoissée de notre dépendance ? Chaque vibration est une promesse d’altérité, une preuve de vie : si quelqu’un m’appelle, je ne suis pas seul. Le téléphone, en sonnant, nous arrache au vide existentiel. On comprend alors l’insistance presque pathologique à customiser ce petit jingle : il faut bien maquiller la béance, la peur du silence définitif. La sonnerie est notre rituel quotidien de résurrection, la petite messe de l’individu hyperconnecté.</p>
</div>



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</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Politique du bruit</h2>



<p>Dans l’espace public, la sonnerie fonctionne comme une manifestation sauvage. Elle s’impose sans demander la permission, perturbe la liturgie des transports, interrompt les funérailles, fracture les séminaires. C’est l’irruption d’un bruit privé dans le théâtre social. Par là, elle devient aussi un geste politique : exhiber sa singularité sonore, c’est refuser l’anonymat du silence. Mais ce refus est paradoxal : derrière la revendication d’identité, c’est toujours la même pauvreté affective qui résonne. La sonnerie, finalement, est militante et égoïste à la fois.</p>



<p>On pourrait croire que la sonnerie n’est qu’un gadget, un reste des années 2000 où l’on téléchargeait des polyphonies kitsch et payantes. Mais elle survit, parce qu’elle incarne quelque chose de plus profond : un besoin de se projeter dans le monde par un son qui nous ressemble. Dans cette petite ritournelle, c’est toute la mélancolie de l’époque qui se condense : désir d’appartenance, peur de l’oubli, culte de soi. Bref, une identité à crédit, bruyante, mais fragile.</p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/sonnerie-telephone-manifeste-sonore-ego-202510.html">La sonnerie du téléphone, manifeste sonore de l’ego</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le fond du jardin, décharge intime</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/fond-jardin-maison-individuelle-decharge-intime-syndrome-jabo-202509.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna L.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[logement]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>20 millions de maisons, et autant de dépotoirs au fond du jardin. Exploration d'un syndrome consumériste nommé JABO</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/fond-jardin-maison-individuelle-decharge-intime-syndrome-jabo-202509.html">Le fond du jardin, décharge intime</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>Le fond du jardin, cette frange négligée de la propriété privée, incarne le revers chaotique de l&rsquo;ordre domestique. Loin des façades impeccables et des pelouses tondues avec une précision maniaque, il s&rsquo;étend comme une zone franche où s&#8217;empilent les rebuts d&rsquo;une vie consumériste effrénée. Vingt millions de maisons individuelles en France, autant de terrains vagues personnels, où la tonte de gazon voisine avec des pneus crevés, des appareils électroménagers rouillés et des carcasses automobiles envahies par les herbes folles. </strong></p>



<p>C&rsquo;est une déchetterie intime, sans tri sélectif ni étiquettes vertueuses, un bannissement provisoire des objets que l&rsquo;on n&rsquo;ose pas jeter définitivement, sous le fallacieux prétexte d&rsquo;une utilité future. Mais qui fouille vraiment là-dedans ? Cet espace relégué révèle les failles de notre rapport aux choses, un mélange de paresse, de nostalgie et de déni consumériste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le syndrome JABO, ou l&rsquo;accumulation bordélisée</h2>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Imaginons un instant ce phénomène comme un trouble diagnostiqué : le syndrome JABO, pour « jardin bordélisé ». Ce n&rsquo;est pas une pathologie médicale, bien sûr, mais un tic sociétal qui frappe des millions de foyers. Le JABO se manifeste par une incapacité chronique à se défaire des objets superflus, relégués au fond du jardin dans l&rsquo;espoir vague d&rsquo;une résurrection. Un vieux vélo aux roues voilées ? « On pourrait le réparer. » Une pile de magazines jaunis ? « Ça servira pour un collage. » Et ainsi de suite, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;espace devienne un palimpseste de promesses non tenues. Ce syndrome puise dans les racines psychanalytiques du refoulement : comme Freud l&rsquo;explorait dans ses écrits sur l&rsquo;inconscient, ces objets bannis incarnent des désirs refoulés, des échecs domestiques que l&rsquo;on cache pour préserver l&rsquo;illusion d&rsquo;une vie ordonnée. <strong>Le fond du jardin agit comme un inconscient spatial, où les déchets s&rsquo;accumulent en strates, attendant un hypothétique retour à la conscience – qui n&rsquo;arrive jamais</strong>.</p>
</div>
</div>



<p>Dans cette optique, le JABO égratigne la mythologie de la maison individuelle, ce bastion de l&rsquo;autonomie bourgeoise célébré par les urbanistes du XXe siècle. Pensez à Le Corbusier et ses visions d&rsquo;espaces fonctionnels : ici, c&rsquo;est l&rsquo;antithèse, un chaos organique qui défie toute rationalité moderniste. Politiquement, ce bordel privé reflète l&rsquo;hypocrisie écologique d&rsquo;une nation qui prône le zéro déchet tout en tolérant ces dépotoirs cachés. Vingt millions de jardins, c&rsquo;est une surface cumulée équivalente à un petit département français transformé en poubelle collective. Et si l&rsquo;État s&rsquo;en mêlait ? Imaginez des drones inspecteurs (les mêmes que ceux qui fliquent les piscines) ou des amendes pour « jardinage anarchique » – une dystopie orwellienne où le fond du jardin deviendrait le nouveau front de la surveillance environnementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Proxémie et distance émotionnelle</h2>



<p>Abraham Moles, avec son concept de proxémie, offre une clé pour décrypter ce phénomène. La proxémie, cette science des distances interpersonnelles et spatiales, s&rsquo;applique ici à notre rapport aux objets. Le fond du jardin représente la zone « publique » la plus lointaine de l&rsquo;intimité domestique : assez proche pour être accessible, assez distant pour être ignoré. C&rsquo;est une bulle de déni où l&rsquo;on maintient les rebuts à une distance émotionnelle sûre, évitant le confrontation avec le jetable. Moles soulignait comment les espaces structurent nos interactions ; dans le jardin bordélisé, cette structure devient une hiérarchie du rebut, où les objets les plus embarrassants migrent vers le fond, comme exilés dans une Sibérie personnelle.</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Cette distance proxémique nourrit un oubli stratégique. « Ah, il est là ce truc ? » s&rsquo;exclame-t-on parfois en redécouvrant un artefact enfoui sous les ronces et les orties. Mais cet oubli n&rsquo;est pas innocent : il masque une culpabilité consumériste. Dans une société où l&rsquo;accumulation est synonyme de statut – rappelez-vous Thorstein Veblen et sa théorie de la consommation ostentatoire –, <strong>le fond du jardin absorbe les excès sans jugement</strong>. C&rsquo;est un amortisseur social, un lieu où les échecs d&rsquo;achat impulsif (ce barbecue jamais utilisé, ces outils de bricolage rouillés) sont relégués pour ne pas entacher l&rsquo;image de soi. Sociologiquement, cela renvoie à Pierre Bourdieu et ses distinctions de classe : chez les classes moyennes, le jardin propre est un capital culturel, tandis que le fond chaotique trahit une lutte contre le déclassement matériel.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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<h2 class="wp-block-heading">Simulacres et objets fantômes</h2>



<p>Jean Baudrillard, dans <em>Le système des objets</em>, dissèque avec acuité ce ballet des possessions. Les objets au fond du jardin ne sont plus fonctionnels ; ils deviennent des simulacres, des copies vides de leur utilité originelle. Un pneu crevé n&rsquo;est plus un accessoire automobile, mais un symbole de mobilité avortée, un vestige d&rsquo;une ère où l&rsquo;on croyait encore à la réparation. Baudrillard y verrait l&rsquo;essence du consumérisme post-moderne : des objets qui simulent une valeur potentielle pour justifier leur conservation, alors qu&rsquo;ils ne font que polluer l&rsquo;espace mental et physique. Ce simulacre s&rsquo;étend à l&rsquo;écologie elle-même – ces « déchets verts » qui pourrissent en tas, sous prétexte de compostage naturel, masquent une inertie face au vrai tri sélectif.</p>



<p>Ajoutons à cela la perspective philosophique de Martin Heidegger sur l&rsquo;être et le temps : les objets relégués au jardin deviennent des « étants » oubliés, perdus dans un « être-jeté » existentiel. Ils attendent une « dévoilement » qui ne vient pas, piégés dans un limbo temporel. Politiquement, ce fond du jardin égratigne le capitalisme vert : tandis que les multinationales vendent des solutions « durables » (conteneurs de compost high-tech, applications de tri), le citoyen lambda opte pour l&rsquo;accumulation passive. Et si ce bordel était une forme de résistance punk à l&rsquo;hygiénisme ambiant ? Une rébellion muette contre les normes de propreté imposées par les voisins ou les municipalités, où le chaos devient un acte de liberté anarchique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une archéologie du rebut domestique</h2>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Creusons encore plus profondément notre jardin (on pense à Voltaire évidemment) : le fond du jardin invite à une archéologie domestique, où chaque strate de déchets raconte une histoire familiale. Un jouet cassé évoque l&rsquo;enfance révolue ; une machine à laver obsolète, les luttes contre l&rsquo;obsolescence programmée. Michel Foucault, avec ses hétérotopies – ces espaces autres qui fonctionnent comme des contre-lieux–, décrirait ce jardin comme une hétérotopie de crise, un lieu de transition où les objets meurent lentement. C&rsquo;est un cimetière sans tombes, où l&rsquo;<a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-202506.html">on enterre les regrets sans cérémonie</a>.</p>



<p>Psychanalytiquement, Jacques Lacan pourrait y voir un miroir du « stade du miroir » inversé : au lieu de se reconnaître dans l&rsquo;image unifiée, on se confronte à la fragmentation des possessions, révélant le manque inhérent au désir consumériste. Le JABO, dans cette lumière, n&rsquo;est pas qu&rsquo;un tic ; c&rsquo;est un symptôme d&rsquo;une société saturée d&rsquo;objets, où l&rsquo;accumulation masque le vide existentiel. Et politiquement ? Dans un pays où les gilets jaunes ont réclamé plus de pouvoir d&rsquo;achat, le fond du jardin symbolise l&rsquo;envers : l&rsquo;incapacité à gérer les fruits de cette abondance.</p>
</div>
</div>



<p>Pour clore cette exploration, imaginons une thérapie collective contre le JABO : des ateliers de « débordélisation » où l&rsquo;on exhume les trésors enfouis, transformant le chaos en art recyclé. Ou, plus satiriquement, une taxe sur les mètres carrés inutilisés – une façon pour l&rsquo;État de monétiser notre paresse. Mais au fond, ce jardin bordélisé reste un bastion de l&rsquo;humain : imparfait, contradictoire, résolument vivant dans son désordre.</p>



<p><em>Nota </em>: Le syndrome JABO a été pensé par <a href="https://pr4vd4.net/">PR4VD4</a>, qui revendique la paternité du terme. Merci de l&rsquo;assortir de ces précisions si vous le réemployez. </p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/fond-jardin-maison-individuelle-decharge-intime-syndrome-jabo-202509.html">Le fond du jardin, décharge intime</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un lundi, en août : la ville est un cercueil climatisé</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/lundi-aout-ville-vide-cercueil-climatise-experience-philosophie-202508.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna L.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 17:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Août ferme tout : magasins, cafés, visages. Ne reste qu’un vide sidéral  où l’on se confronte à soi, entre philosophie de trottoir et mirages urbains</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/lundi-aout-ville-vide-cercueil-climatise-experience-philosophie-202508.html">Un lundi, en août : la ville est un cercueil climatisé</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>Quand la ville s’éteint et que les rideaux métalliques baissent, il reste le pas solitaire dans les rues muettes, miroir d’un vide intérieur.</strong></p>



<p>Août est une punition. Pas celle de l’<a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/rentree-classes-marronnier-enseignement-ecole-202508.html">école</a>, mais la punition d’une civilisation qui croit au flux continu et qui s’effondre sur un calendrier bourgeois. Le lundi en août, c’est l’ultime abandon : les rares commerces qui prétendaient survivre au soleil déposent les armes. Rideaux baissés, cadenas rouillés, une pancarte gribouillée : <em>fermé pour congés annuels</em>. Comme si l’économie mondiale, Wall Street et la BCE pouvaient attendre que le gérant de la supérette revienne de Palavas-les-Flots.</p>



<p>Je marche dans ces rues comme dans un musée d’ombres. Les volets clos deviennent autant de toiles abstraites : <a href="https://pr4vd4.net/pravda-culture/whiteman-reivente-monochrome-purete-dialogue-peinture-art-moderne-202410.html">monochrome </a>gris, monochrome beige, parfois un graffiti qui ressemble à un message subliminal. Une œuvre de Malevitch ou de <a href="https://pr4vd4.net/pravda-culture/sculpture-koendelietzsche-immobile-mouvement-reinvention-urbaine-202410.html">Koendelietzsche </a>imposée à la masse, version urbaine de l’<em>épuration par le vide</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le désert derrière la vitrine</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Ce qui frappe, ce n’est pas l’absence d’objets à consommer, mais l’absence de prétexte. On ne sort plus pour acheter une baguette ou croiser un voisin dans la queue. Le café est fermé, le le vendeur de journaux aussi, même le tabac a fui. On se retrouve seul avec soi, sans la médiation marchande qui d’ordinaire sert d’alibi pour exister.</p>



<p>Le sociologue dirait que c’est la preuve que nous tenons debout grâce à la circulation des marchandises, et que sans elle, nous tombons comme des marionnettes dont on aurait tranché les fils. Le psychanalyste, plus cruel, parlerait de <em>retour du refoulé</em> : privé d’achats compulsifs et de distractions sonores, on est confronté au grand silence intérieur, ce truc que Spotify ne peut pas camoufler.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Traverser la ville comme un jeu vidéo raté</h2>



<p>Marcher dans une ville fermée, c’est traverser un décor sans PNJ. L’impression d’un bug dans <em>GTA</em> : la map est là, mais personne ne la peuple. On devient l’avatar d’une partie qui n’a jamais été lancée. Même les pigeons semblent en RTT. Le vide sature. On se surprend à écouter ses propres pas, comme un effet sonore minimaliste produit par John Cage.</p>



<p>Et soudain, cette ville désertée prend une allure métaphysique. On pense à Kafka, à Beckett, à Matrix sans les agents. On attend qu’un événement surgisse : une porte qui s’ouvre, un rideau qui se lève, une bribe de réel. Mais rien. Le réel, ici, c’est l’absence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Philosophie de l’ennui en plein soleil</h2>



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<p>L’ennui devient expérience. Le lundi d’août, tout conspire à vous forcer à penser. Penser sans distraction, sans café brûlant ni conversation anodine. Penser la ville non pas comme décor fonctionnel mais comme coquille vide. On comprend que le commerce n’est pas seulement un lieu d’échange, mais un dispositif existentiel, une extension de notre moi social. Sans boutique ouverte, nous sommes nus.</p>



<p>Et si, finalement, août n’était qu’un rappel de notre dépendance ? Le temps des congés comme métaphore de la mort : tout s’arrête, tout se tait, et nous restons seuls avec nous-mêmes. Loin de l’euphorie estivale vantée par les affiches de tourisme, août est une leçon de dépouillement. La ville nous dit : « tu n’as besoin de rien, sauf d’affronter le vide ».</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="No Fun" width="1000" height="750" src="https://www.youtube.com/embed/imZOp4Q3oEE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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<p>On pourrait se plaindre. On pourrait exiger l’ouverture permanente, la disponibilité immédiate, l’amazonification du trottoir. Mais ce désert d’août a un charme cruel. C’est une cure de silence infligée par l’urbanisme. Une expérience de sobriété forcée qui transforme le moindre bistrot resté ouvert en oasis miraculeuse.</p>



<p>Peut-être que ce lundi d’août, où tout semble mort, est en réalité le seul moment où la ville respire. Elle se retire pour laisser résonner nos solitudes. Elle nous tend un miroir sans fard : pas de commerce, pas de <a href="https://pr4vd4.net/?s=spectacle">spectacle</a>, pas de bruit. Juste nous. Et c’est peut-être là la véritable expérience spirituelle : un désert climatisé où l’on apprend à marcher avec ses fantômes.</p>



<p>(c) Ill. têtière : <a href="https://pixabay.com/fr/users/jpnanterre-1064381/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=6356637">Jean-Philippe Fourier</a> de <a href="https://pixabay.com/fr//?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=6356637">Pixabay</a></p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/lundi-aout-ville-vide-cercueil-climatise-experience-philosophie-202508.html">Un lundi, en août : la ville est un cercueil climatisé</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>Pr4vd4.net annonce un live énigmatique&#8230; après une tragédie médiatisée</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-breves/pr4vd4-annonce-live-enigmatique-septembre-202508.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Camarade President]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ch4ud l’infø]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Après la tragédie de Jean Pormanove, Pr4vd4.net tease un live énigmatique (date inconnue) : humour corrosif, sans violence ni dons, pour esprits critiques</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/pr4vd4-annonce-live-enigmatique-septembre-202508.html">Pr4vd4.net annonce un live énigmatique&#8230; après une tragédie médiatisée</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>Dans l’ombre de la tragédie de Jean Pormanove, décédé en direct le 18 août 2025, <a href="https://pr4vd4.net/qui-est-pravda">Pr4vd4.net</a> annonce un live énigmatique, à la date encore floue. Exit la violence et le voyeurisme : ce spectacle virtuel promet un humour corrosif, des mises en abîme audacieuses et une critique sociale mordante, sans appel aux dons, fidèle à une sobriété ironique. Un pari risqué destiné à un public curieux et prêt à décrypter un show aussi absurde qu’engagé.</strong></p>



<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Nouveau </strong></span>: cet article a été mise à jour deux semaines plus tard. Lire <strong><a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/pr4vd4-live-permanent-19h44-24092025.html">Pr4vd4 lance son 1er Live Permanent</a></strong>.</p>



<p>Dans un contexte marqué par une récente tragédie, Pr4vd4.net, connu pour ses performances en ligne provocantes, annonce la tenue prochaine d’un live streaming dont la date reste, pour l’heure, entourée de mystère. Ce nouvel événement promet de rompre avec les pratiques controversées qui ont récemment défrayé la chronique, notamment à la suite du décès tragique du streameur Raphaël Graven, alias Jean Pormanove ou JP, survenu le 18 août 2025, lors d’un live diffusé sur la plateforme Kick.</p>



<p>Pour rappel, Raphaël Graven, âgé de 46 ans, est décédé en direct lors d’une diffusion marquée par des violences physiques et psychologiques, orchestrées dans le cadre de la chaîne Lokal, suivie par des centaines de milliers d’abonnés. Selon Mediapart, ces vidéos, où Graven subissait humiliations, coups et insultes de la part de protagonistes comme Naruto et Safine, étaient scénarisées mais ont choqué par leur brutalité. Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de ce décès, tandis que la ministre déléguée au Numérique, Clara Chappaz, a dénoncé une “horreur absolue” et saisi l’Arcom pour renforcer la régulation des plateformes comme Kick, critiquée pour sa modération laxiste. Ce drame, largement relayé sur X et dans les médias, a suscité une indignation collective et une réflexion sur la responsabilité des plateformes de streaming face à la diffusion de contenus violents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier <em>live </em>vide de spectateurs mais plein d’intentions</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Nick Cave &amp; The Bad Seeds - Into My Arms (4K Official Video)" width="1000" height="563" src="https://www.youtube.com/embed/LnHoqHscTKE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>La simplicité pianistique et les paroles introspectives de « Into My Arms » par Nick Cave &amp; The Bad Seeds font écho à la volonté de Pr4vd4.net de proposer un live profond et énigmatique. L’émotion brute du morceau souligne les thèmes de perte et de réinvention artistique.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Dans ce contexte brûlant voire nauséabond, Pr4vd4.net veut prendre un virage radical. Ce prochain live, loin des dérives passées, s’annonce comme une expérience à la fois introspective et subversive. Exit les violences physiques et le voyeurisme malsain : Pr4vd4 mise sur un humour corrosif, des mises en abîme audacieuses et une critique des pratiques et de la consommation médiatiques acérée. Ce spectacle virtuel ne s’adresse pas aux amateurs de sensations fortes, mais à un public d’internautes curieux et critiques, prêts à décrypter un contenu volontairement complexe et déconcertant. Fidèle à l’esprit de la loi Evin, qui promeut une sobriété dans la communication, Pr4vd4.net rejette tout appel aux dons, revendiquant une indépendance symbolisée par une existence autoproclamée “à l’eau fraîche” sans renfort de promotion d&rsquo;alcool (ni de sponso déguisé). Cette démarche, à la fois ironique et engagée, vise à détourner les codes du streaming pour proposer une réflexion sur les dérives du divertissement en ligne.</p>



<p>Ce live, qui se veut “vide de spectateurs mais plein d’intentions”, risque de dérouter. Loin des foules avides de buzz, il s’inscrit dans une logique d’expérimentation artistique, où l’absurde et la satire servent à questionner les attentes du public et les limites du numérique. </p>
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<p>Ce live ne sera pas facile à appréhender, mais il pourrait marquer un tournant dans l’univers du streaming, en quête de sens après une tragédie qui a secoué les consciences.</p>



<p>Camarades, restez à l’affût de toute annonce concernant la date de cet événement, qui promet de faire parler, non pas par la violence, mais par son audace intellectuelle.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/pr4vd4-annonce-live-enigmatique-septembre-202508.html">Pr4vd4.net annonce un live énigmatique&#8230; après une tragédie médiatisée</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>LinkedIn, là où la langue de bois fait carrière</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-breves/linkedin-langue-de-bois-202507.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Camarade President]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ch4ud l’infø]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[RH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>LinkedIn, royaume du bullshit managérial, cache précarité et conformisme sous des mots-voiles, démasqués par Klemperer, Hazan et Orwell</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/linkedin-langue-de-bois-202507.html">LinkedIn, là où la langue de bois fait carrière</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>Bienvenue sur LinkedIn, temple de l’autopromotion où chaque post est une ode à l’innovation et chaque profil un chef-d’œuvre de vacuité. Ici, la langue de bois règne en maître, drapant le néant dans un <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/jargon-entreprise-verbiage-lange-de-bois-flou-strategie-domination-202506.html">jargon managérial</a> qui fait passer le vide pour de la vision. Derrière les « passionné par la transformation digitale » et les « honoré d’annoncer », se cache une machine bien huilée de conformisme et de pouvoir. Inspirés par Klemperer, Hazan et Orwell, nous abordons ce sabir professionnel pour révéler ce qu’il dit vraiment : un monde où l’authenticité est un risque et le bullshit, une stratégie. Préparez-vous à un voyage caustique au cœur du réseau social où tout le monde est disruptif, mais ne progresse pas discursivement.</strong></p>



<p><a href="https://www.linkedin.com/pulse/linkedin-l%25C3%25A0-o%25C3%25B9-la-langue-de-bois-fait-carri%25C3%25A8re-camarade-pr%25C3%25A9sident-ef5yf">Ouvrez LinkedIn (là où se trouve aussi cet article !)</a>, et c’est une plongée dans un océan de platitudes où tout le monde est « passionné », « disruptif » et « orienté résultats ». Prenez ce verbatim d’un profil type : « Leader visionnaire dédié à la création de valeur et à l’empowerment des équipes dans un écosystème agile. » Traduction ? Rien. Absolument rien. Ce sabir managérial, qui pullule sur la plateforme, est l’équivalent professionnel d’un filtre Instagram : il embellit, homogénéise et, surtout, dissimule. Mais pourquoi ce festival de langue de bois ? Pourquoi chaque post semble-t-il écrit par le même <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/avis-purge-algorithmique-generalisee-linkedin-reseaux-sociaux-facebook-x-txitter-instagram-202506.html">algorithme</a> en costard ? En convoquant Victor Klemperer, Éric Hazan et George Orwell, nous allons déshabiller ce roi nu pour révéler ce qu’il cache : un système où le langage est une arme de pouvoir, de conformisme et de séduction. Accrochez-vous, ça va secouer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fabrique du consensus : une novlangue néolibérale</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Éric Hazan, dans LQR, La propagande du quotidien, nous avertit : le langage du néolibéralisme est une machine à endormir. Sur LinkedIn, cette LQR prend la forme d’un jargon qui glorifie la « croissance », l’« innovation » et la « compétitivité ». Prenez ce post typique : « Fier de rejoindre une équipe qui redéfinit l’avenir de la transformation digitale ! #Innovation #Leadership. » </p>



<p>Derrière ces mots-entonnoirs (et pas <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/pq-papier-toilette-objet-total-invisible-omnipresent-202503.html">PQ</a>&#8230;), comme les appelle Hazan, il n’y a rien de concret – pas de projet, pas de substance, juste une ode au vide. Ce langage n’informe pas, il performe : il signale l’adhésion à l’idéologie dominante, où le travail est une quête héroïque et le capitalisme, un horizon indépassable. Comme la LQR, la langue de bois LinkedIn neutralise toute critique. Qui oserait dire que la « transformation digitale » est parfois un gadget coûteux ou que l’« <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/coach-en-entreprise-mythe-managerial-202504.html">agilité</a> » cache souvent de la précarité ? Personne, car sur LinkedIn, contester l’ordre établi, c’est risquer l’invisibilité.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Foo Fighters - The Pretender" width="1000" height="563" src="https://www.youtube.com/embed/SBjQ9tuuTJQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir des mots-voiles : masquer pour mieux régner</h2>



<p>Victor Klemperer, dans LTI, décrivait les mots de la propagande nazie comme des « Schleierwörter », des voiles jetés sur la réalité pour la rendre acceptable. Sur LinkedIn, les mots-voiles sont légion. Un échec devient une « opportunité d’apprentissage », un licenciement massif, une « optimisation des ressources humaines ». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Un monde où l’authenticité est un risque et le bullshit, une stratégie »</p>
</blockquote>



<p>Prenez ce verbatim : « Honoré d’annoncer une nouvelle étape dans mon parcours, après une période riche d’enseignements. » Traduction : viré, mais avec style. Ce langage euphémistique, digne de la LTI, dissimule les aspérités du monde du travail – burn-out, inégalités, exploitation – sous un vernis d’optimisme. Klemperer nous rappelle que ces voiles ne sont pas innocents : ils désensibilisent, normalisent et, surtout, empêchent de penser. Sur LinkedIn, ils servent à vendre une réalité où tout le monde gagne, sauf ceux qui triment dans l’ombre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conformisme et autocensure : la tyrannie du like</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Talking Heads - Road to Nowhere (Official Video)" width="1000" height="750" src="https://www.youtube.com/embed/LQiOA7euaYA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>George Orwell, dans Politics and the English Language, dénonçait un langage qui « pense à votre place ». Sur LinkedIn, ce phénomène est exacerbé par la tyrannie du like. Chaque post, chaque commentaire doit être lisse, positif, aligné. Bourdieu, dans Ce que parler veut dire, nous éclaire : le langage est un capital symbolique, et sur LinkedIn, adopter le jargon managérial, c’est acheter sa légitimité dans le club des winners. Un profil proclame : « Passionné par la synergie et l’innovation, je m’épanouis dans les environnements disruptifs. » </p>



<p>Derrière ce cliché, une vérité : pour exister sur LinkedIn, il faut parler comme tout le monde. Ce conformisme linguistique, c’est l’autocensure érigée en art. Oser un discours critique – sur la précarité des freelances, par exemple – c’est risquer l’ostracisme. Comme dans 1984 d’Orwell, la langue de bois LinkedIn réduit l’espace de la pensée, transformant les utilisateurs en perroquets d’une idéologie qui récompense l’obéissance.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Une arme de séduction massive : le branding du vide</h2>



<p>La langue de bois sur LinkedIn n’est pas un accident, c’est une stratégie. Comme le souligne Hazan, la LQR est une propagande qui séduit en neutralisant. Sur LinkedIn, chaque post est un acte de branding, une opération de séduction auprès des recruteurs, clients ou collègues. Un exemple ? « Immensément reconnaissant pour cette opportunité de contribuer à un projet porteur de sens. » Ce genre de phrase, vague à souhait, ne dit rien du projet, mais tout de l’auteur : il est humble, positif, aligné. Klemperer notait que la LTI servait à glorifier le régime tout en contrôlant les esprits ; sur LinkedIn, la langue de bois glorifie l’individu tout en renforçant le système. Elle est une arme de séduction massive, permettant de se vendre sans prendre de risques. Mais à quel prix ? En gommant toute singularité, elle transforme les utilisateurs en avatars interchangeables d’un même mythe : celui du professionnel parfait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déminer la langue de bois, un post à la fois</h2>



<p>LinkedIn est un théâtre où la langue de bois joue le premier rôle, orchestrant une comédie où tout le monde est génial, mais personne n’est vraiment soi. Klemperer, Hazan et Orwell nous le rappellent : le langage n’est jamais neutre, il est pouvoir. Alors, et si on dynamitait ce cirque ? Osons un post qui dit : « J’ai raté un deal, et alors ? » ou « La transformation digitale, parfois, c’est du vent. » Bien sûr, le système punit les hérétiques : moins de likes, moins de visibilité. Mais chaque fissure dans ce mur de bullshit est une victoire. Car au fond, LinkedIn n’est qu’un miroir de nos lâchetés collectives. À nous de le briser, un mot à la fois.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/linkedin-langue-de-bois-202507.html">LinkedIn, là où la langue de bois fait carrière</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<item>
		<title>Sérendip au crématorium de Nanterre</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-202506.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna L.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Au crématorium, entre images en boucle et voilage administratif, la mort s’optimise. L’État embellit. Louanges au Camarade Président</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-202506.html">Sérendip au crématorium de Nanterre</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>Au crématorium, rue du Calvaire, les obsèques excluent le design</strong>. Le lieu lumineux, certes, est aussi cosy qu&rsquo;un foyer d&rsquo;hôpital. Les bancs de la salle des cérémonies ressemblent à ceux d&rsquo;une mairie construite en 1955, sur les ruines des destructions de la guerre, le confort en plus, probablement. Disposés en arc de cercle, comme dans un aéropage (rappelons que nous sommes sur la colline du Mont Valérien), ils font tous face au cercueil.</p>



<p>Dans cette assemblée incongrue, le discours sonne solennel, grave ; peut-être optimisé par les bons soins d&rsquo;un qualitaticien abonné au PFG.</p>



<p>Un écran domine la salle et le défunt. Symbole.</p>



<p>Des images défilent. Des preuves de vie. Des instants d&rsquo;amour. Du cœur battant sur un ton juste.</p>



<p>Le MC reprend la parole, brièvement.</p>



<p>Les images redéfilent en boucle.</p>



<p>Les larmes épargnées au premier passage surgissent, comme sous un rasoir à double larme.</p>



<p>Silence du MC. Les images défilent toujours.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="745" src="https://pr4vd4.net/wp-content/uploads/2025/05/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-1.jpg" alt="Au crématorium, entre images en boucle et voilage administratif, la mort s’optimise. Même les urnes funéraires sont en cours d'embellissement" class="wp-image-4704" srcset="https://pr4vd4.net/wp-content/uploads/2025/05/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-1.jpg 400w, https://pr4vd4.net/wp-content/uploads/2025/05/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-1-161x300.jpg 161w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Je me détache de l&rsquo;écran, certainement pour éviter ma madeleinisation montante. </p>



<p>Une plaque détachée du plafond laisse apparaître l&rsquo;isolant thermique. Lors d&rsquo;une cérémonie de crémation, cela me fait sourire. </p>



<p>Mon regard descend. Une dalle enlevée, à l&rsquo;espace caché par une console blanche en <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/14-mars-journee-internationale-pi-pis-vaches-constante-lobbying-agricole-202503.html">forme de Pi</a> vient rappeler l&rsquo;entre-deux de la situation : des trous non comblés, des déchirures du sol au plafond. Et le corps, là, au milieu.</p>



<p>Pendant ce temps, le rideau, derrière le catafalque, s&rsquo;ouvre sur une petit salle vide. MC y tire doucement le cercueil puis sort, après un temps.</p>



<p>Le voilage épais se referme. Le corps est désormais confié aux bons soins de l&rsquo;administration, dans une sorte d&rsquo;ellipse de la crémation. L&rsquo;après clôture reste mystérieux.</p>



<p>« La cérémonie est terminée » nous annonce-t-on.</p>



<p>Cela interrompt mon échappée philosophico-contemplative. Nous sortons.</p>



<p>En passant devant le « bureau de remise des urnes », l&rsquo;humour noir nous rattrape, mais nous voilà rassurés : « des travaux d&#8217;embellissement sont en cours ».</p>



<p>Je sors de cette cérémonie avec le sourire d&rsquo;un prince de Sérendip : la vie est un parcours semé de chausse-trappes, d&rsquo;ouvertures de l&rsquo;âme, mais l&rsquo;administration travaille à <strong><em>redesigner </em></strong>l&rsquo;ensemble afin de nous éviter tout désagrément.</p>
</div>
</div>



<p>Décidément, la ville est belle. L&rsquo;Etat est beau et grand, qui prend soin de ses mortels citoyens. Louons le Camarade Président !</p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>(c) Ill. têtière <a href="https://www.pexels.com/fr-fr/photo/fenetres-fenetre-astronomie-pleine-lune-10524853/">Ron Lach</a></p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-202506.html">Sérendip au crématorium de Nanterre</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>Oui à l’euthanasie démocratique et généralisée</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/loi-euthanasie-democratique-generalisee-medical-fin-de-vie-aide-avctive-mourir-202506.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna L.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>La France légalise l’aide à mourir. Pr4vd4.net applaudit ce triomphe démocratique de la disparition volontaire et organisée, sans morve ni pathos</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/loi-euthanasie-democratique-generalisee-medical-fin-de-vie-aide-avctive-mourir-202506.html">Oui à l’euthanasie démocratique et généralisée</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>À l’heure où le Parlement français légalise l’aide active à mourir, Pr4vd4.net salue une avancée civilisationnelle majeure : celle d’un droit ultime, doux et rationnel, à disparaître proprement. Une victoire de la liberté, de l’organisation — et d’un certain goût pour la procédure.</strong></p>



<p>C’est un grand jour pour l’humanité moderne : elle a enfin trouvé le moyen légal de disparaître proprement, dans le calme, l’encadrement et le formulaire Cerfa. La France, nation jadis célèbre pour ses révolutions bruyantes, choisit désormais la sortie feutrée par voie législative. Un petit “oui” du Parlement, et nous voilà entrés dans l’ère de l’euthanasie active, assistée, raisonnable, républicaine. Une mort douce, encadrée, et presque administrative : que demander de plus ?</p>



<p>La proposition de loi votée récemment consacre, selon ses propres termes, <em>le libre choix de la fin de vie</em>. Entendez : le droit, pour une personne jugée “capable”, de demander à un médecin — voire deux, car la mort aussi exige son second avis — un petit cocktail létal, administré dans un cadre médical ou associatif agréé, pour peu que souffrance il y ait. Physique, psychique, ou simplement existentielle, du moment qu’on l&rsquo;estime <em>insupportable</em>. Autant dire que dans une société où l’angoisse est un mode de vie, l’éventail des candidats est vaste.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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<iframe loading="lazy" title="Sister Morphine (2009 Mix)" width="1000" height="750" src="https://www.youtube.com/embed/GrwwiAUYdpA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Bien sûr, il ne s’agit pas ici de célébrer la souffrance ou la mort. Mais simplement d’accueillir, avec le respect dû à la rationalité juridique, le fait que le pays des Lumières a enfin achevé d’éclairer son couloir de la mort. Un néon proprement républicain, où la volonté du patient — cette figure devenue souveraine depuis qu’on l’a dépouillée de toute illusion thérapeutique — brille comme dernière autorité. Exit la transcendance, bonjour la procédure. Le chagrin sera tamponné.</p>



<p>Ce n’est pas qu’une victoire médicale, c’est une avancée politique. Car si “nous mourons mal en France”, comme le disent les auteurs de la loi, ce n’est pas faute de médicaments, mais faute de protocoles. Le progrès, ici, ne consiste pas à supprimer la mort, mais à la rendre fluide, prévisible, contrôlée. Fini l’improvisation du trépas, place au timing chirurgical : 48 heures pour l’avis du second médecin, 4 jours pour la confirmation, 2 jours de délai minimum. La mort devient projet. Mieux : elle devient un <em>droit opposable</em>. À qui ? À l’État, à la médecine, à la famille — bref, à tout ce qui prétendait nous retenir.</p>
</div>
</div>



<p>Dans cette euthanasie “active”, on reconnaît l’amour discret que la modernité porte à l’organisation. N’est-elle pas, après tout, une issue élégante à ce que les Grecs appelaient la “vie indigne” ? Une indignité non pas morale, mais fonctionnelle : la dépendance, la décrépitude, le refus de continuer à se faire torcher. On n’agonise plus, on <em>choisit</em> sa sortie. On la planifie, on l’authentifie. Le patient devient producteur de sa propre disparition, prestataire de son anéantissement. L’individu, jusqu’au bout.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Tu ne mourras plus seul, mais tu mourras selon les règles. »</p>
</blockquote>



<p>Et dans cette disparition légale, n’y aurait-il pas un écho au désir plus vaste d’un monde sans bruit ? Une société qui ne supporte plus ni le cri, ni le chaos, ni même la lenteur de la fin ? Le mourant, hier, était encore un scandale vivant, une faille dans l’optimisme productif. Désormais, il peut se dissoudre dans un murmure. Pas de râle, pas de lutte : une anesthésie douce, une mort consentie, validée par signature.</p>



<p>Certains grincheux parleront d’une pente glissante, d’un “risque” pour les personnes vulnérables. C’est oublier que le projet de loi est d’une clarté rassurante : il ne s’agit pas d’imposer la mort, mais d’en encadrer le souhait. Et quel soulagement pour ceux qui n’en peuvent plus d’attendre que la mort daigne se présenter ! On n’a jamais autant cru en la volonté du sujet que lorsqu’il s’agit de sa disparition.</p>



<p>En vérité, il y a là une forme de cohérence ultime : dans une société individualiste, il est logique que le dernier geste, le plus intime, le plus irréversible, devienne aussi une revendication de liberté. Quitte à rendre cette liberté <em>obligatoire</em>. Car après tout, dans une civilisation où l’on choisit son genre, son identité, son appli de méditation&#8230; pourquoi pas sa propre fin ?</p>



<p>Nous entrons ainsi dans un nouveau contrat social : tu ne mourras plus seul, mais tu mourras selon les règles. Tu auras droit à ton protocole, ta clause de conscience, ton rapport post-mortem. Le médecin, enfin, ne sera plus cet intrus qui retarde ton départ, mais ton assistant de vol. Avec, pour tout bagage, une dignité administrée.</p>



<p>Alors oui. Oui à l’euthanasie démocratique et généralisée. Oui à la mort sous contrôle, propre et responsable. Oui à ce progrès qui, pour une fois, ne promet pas de tout réparer, mais de nous laisser partir en paix — et surtout, dans les délais.</p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>(c) Ill. têtière : Photo de <a href="https://www.pexels.com/fr-fr/photo/bouteilles-en-verre-sur-etagere-1771809/">Davide Baraldi</a></p>
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		<title>Ce que le football international dit du désordre ordinaire</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/football-international-dit-desordre-ordinaire-202506.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna L.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 08:54:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Du but à la baston, le football international révèle une humanité en quête de sens, de fusion et de chaos</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>À première vue, il n’y a rien de plus universellement festif qu’un match international.</strong> Des drapeaux sur les balcons, des bières tièdes dans les mains, des chants hurlés sans souci de justesse. Une communion moderne, sans encens ni sacristie, où le peuple semble enfin se retrouver. Il y a du feu, de la joie, des corps en mouvement. Et puis parfois, il y a des vitrines qui volent, des scooters qui flambent et des CRS qui chargent. La fête devient rixe, l’euphorie devient guerre, les maillots se trempent de sang autant que de sueur. Et alors, tout le monde fait mine d’être surpris.</p>



<p>Mais que célèbre-t-on vraiment, ce soir-là, quand une nation en terrasse se met à scander le nom de ses joueurs comme on invoque des totems ? Ce n’est pas seulement un but qui déclenche la transe collective, mais bien l’idée — profondément ancrée — que quelque chose de nous est en train de gagner. Non pas <em>nous</em> en tant qu’individus pensants, rationnels, mais <em>nous</em> comme masse affective, comme foule archaïque, comme mythe incarné en short moulant.</p>



<p>Toute société a besoin de ses moments de ferveur collective, de ses rites pour se réaffirmer (merci Durkheim). Le football international est ce rituel laïque où l’on vient communier autour d’une fiction : celle d’une identité collective, stable, homogène, galvanisée par le geste d’un attaquant qu’on ne connaît pas mais qu’on appelle désormais “frère”. On chante l’hymne comme on scande une prière, en espérant la transcendance, ou au moins un penalty.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pulsion, sublimation, chaos et gros bordel</h2>



<p>Or, dans toute fête bien huilée, il y a un revers. Freud parlerait ici de <em>pulsion</em>, cette énergie obscure qui se cherche un exutoire. Le but marqué permet la <em>sublimation</em> : transformer la violence primitive en émotion partagée. Mais quand l’équipe perd, ou pire, gagne sans convaincre, la catharsis échoue. La foule ne se purge pas, elle s’enflamme.</p>



<p>Et la foule, cette bonne vieille inconnue (jeu de mots avec Gustave, histoire de montrer que cet article est écrit par un humain), ce monstre doux et imprévisible, n’a pas de morale. Elias Canetti la décrivait comme une entité sans peur, sans culpabilité, sans mémoire. Elle aime, hait, encense et détruit avec la même intensité. Son unité n’est pas politique, elle est affective. Un projectile lancé, c’est déjà une parole : celle du désordre réclamé, d’un chaos espéré comme réinitialisation.</p>



<p>Car il y a là quelque chose de profondément régressif. Dans l’après-match qui dégénère, on assiste à une désindividuation : chacun devient interchangeable, fondu dans le tout. L’homme en débardeur qui fracasse une vitrine ne s’exprime pas, il <em>s’évacue</em>. Il ne pense pas, il <em>agit</em>. Et dans ce passage à l’acte, il trouve une forme d’authenticité : il <em>est</em>, enfin. Même brièvement, même bêtement.</p>



<p>Ces violences ne sont que rarement symboliques. On ne brûle pas une poubelle “contre” le capitalisme, ni ne balance une trottinette “pour” une réforme des retraites. On veut sentir que ça pète, que ça hurle, que ça vit. On est dans une esthétique de la combustion, dans une jubilation du désordre. La nation, ce soir-là, n’est pas qu’un drapeau, elle est un cri de gorge, un jet de canette, un flash-ball.</p>



<p>C’est que le sport, à ce niveau, est moins une compétition qu’une mise en scène des affects collectifs. Le ballon n’est qu’un prétexte. Ce qui compte, c’est la montée en tension, l’attente, la libération — ou la frustration. Le match devient l’espace d’un drame antique, mais sans chœur pour apaiser, sans dieu pour trancher. Ce n’est plus Thésée contre le Minotaure, c’est “nos gars” contre “leurs gars”.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Peut-être que ce n’est pas la fête qui dérape, mais l’ordre quotidien qui étouffe. »</p>
</blockquote>



<p>Bourdieu aurait noté le caractère structurant de ces pratiques : la fête du football reconduit l’ordre des dominations. Elle sépare les bons supporters des “casseurs”, les patriotes des “racailles”, les vrais hommes des lâches. Mais cette distinction vole rapidement en éclat. Car la violence, elle aussi, est devenue un rite.</p>



<p>Il y a donc un double théâtre : celui du terrain, et celui de la rue. Le premier se veut codifié, pacifié, spectaculaire ; le second surgit, brutal, incontrôlé, comme le retour du refoulé collectif. Dans l’un, on célèbre la maîtrise ; dans l’autre, on laisse surgir ce que l’on ne maîtrise plus.</p>



<p>Et pourtant, tout cela semble parfois terriblement organisé. La présence des forces de l’ordre, les itinéraires prévus, les polémiques attendues : tout cela fait partie du jeu. Même le chaos a son cérémonial. On dirait que la société, fatiguée de sa propre normalité, a besoin de ces nuits où tout tremble un peu, pour se rassurer qu’elle est encore capable de sentir.</p>



<p>Alors non, il ne s’agit pas de condamner. Ni d&rsquo;excuser. Qui sommes-nous, après tout, pour juger une foule qui ne fait que répondre à des injonctions diffuses : exulter, vibrer, exister ? </p>



<p>Peut-être ces débordements sont-ils le prix à payer pour que les jours ordinaires reprennent leur cours. </p>



<p>Peut-être que ce n’est pas la fête qui dérape, mais l’ordre quotidien qui étouffe.</p>



<p>Le football international n’est pas seulement un sport. C’est un miroir tendu à nos manques, à nos besoins de fusion, de sens, de violence ritualisée. Et comme tout miroir, il peut blesser quand il se brise.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/football-international-dit-desordre-ordinaire-202506.html">Ce que le football international dit du désordre ordinaire</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>« On est chez nous » : le cri territorial d’un moi délogé</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-politique/on-est-chez-nous-cri-territorial-moi-deloge-slogan-identitaire-202505.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laika 031157]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 06:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pølitique]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[psycho]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Le cri "on est chez nous" masque souvent une faille intérieure : l’affirmation territoriale supplée au mal-être existentiel d’un moi désorienté</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><em>ON EST CHEZ NOUS</em> ! Cri de ralliement, cri de guerre, cri d’angoisse entendu dans les meetings d’extrême droite, dans les commentaires Facebook ou X saturés de drapeaux tricolores, sur les pancartes des manifestations anti-immigration&#8230; Slogan devenu totem, expression supposément évidente, mais qui, à y regarder de plus près, a tout d’un aveu : on clame qu’on est « chez soi » quand on ne s’y sent plus. <em>On </em>veut établir une souveraineté territoriale parce que, intérieurement, <em>on </em>est déjà délogé. Il y a dans cette phrase la brutalité d’un corps qui hurle parce que la tête vacille. Le cri identitaire est aussi un symptôme.</p>



<p>Le « on est chez nous », dans sa performativité la plus primaire, dit la volonté d’expulser. Il ne supporte pas l’ambiguïté. Il vise à définir une frontière nette, un dedans rassurant et un dehors menaçant. Mais sous cette topologie simplifiée, se niche une faille plus profonde, plus intime, que ne masquent ni le tricolore brandi comme une amulette, ni les envolées virilistes d’un discours de campagne. Ce « nous » ne se définit que contre un « eux » mouvant, protéiforme : les migrants, les musulmans, les gauchistes, les métèques, les woke. C’est un « nous » qui se cherche une consistance à l’extérieur de lui-même, faute d’avoir une intériorité stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chez nous : fiction d’un chez-soi introuvable</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<iframe loading="lazy" title="On est chez nous" width="1000" height="750" src="https://www.youtube.com/embed/2kMHTkW_eds?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>À y regarder de près, l’expression agit comme un mécanisme de défense. Un déplacement, au sens freudien. L’angoisse interne – celle d’un moi atomisé, disloqué par le néolibéralisme, les mutations sociales, la solitude – est projetée sur une altérité visible. On expulse ce qui gêne dans la rue, faute de pouvoir le faire dans la tête. On affirme un « chez nous » en réaction à un « je suis mal chez moi », chez moi dans mon corps, chez moi dans ma langue, chez moi dans cette époque qui ne me veut plus et me déclasse.</p>



<p>Cette analyse trouve des échos chez nombre d’auteurs qui, sans s’être concertés, ont mis en lumière cette disjonction entre le territoire symbolique et le sujet désorienté. Le sociologue Didier Fassin, dans <em>La force de l’ordre</em>, décrivait déjà comment l’État, en assignant des populations à des espaces illégitimes (banlieues, centres de rétention, zones d’attente), produit un discours sécuritaire qui légitime l’exclusion. Ce que le « on est chez nous » légitime, c’est la violence d’une appartenance sans hospitalité qui me glace [pour info, cela fait la rime avec le paragraphe précédent].</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’extérieur hurle ce que l’intérieur tait</h2>



<p><em>C</em>hez Fabien Truong, les jeunes des quartiers populaires ne répondent pas à cette injonction par un contre-slogan frontal. Ils développent un rapport hybride au territoire, fait de loyautés multiples, de mémoire, de ressentiment et de bricole. Leur « chez soi », ce n’est ni la patrie ni le drapeau, mais un territoire vécu, incarné, une géographie affective plus qu’administrative. Il n’y a rien de pur là-dedans. Et c’est tant mieux.</p>



<p>Pour Françoise Vergès, la dimension coloniale de cette revendication saute aux yeux. Le « chez nous » des anciens colons – devenus aujourd’hui les enfants inquiets d’un Empire révolu – est hanté par l&rsquo;idée d&rsquo;une perte. Non pas la perte d’un territoire, mais la perte d’une centralité. Être « chez soi », c’est avoir le pouvoir de définir ce que cela signifie. Dans les sociétés postcoloniales, ce pouvoir se fissure, et la parole de l’Autre s’introduit dans l’espace symbolique. D’où cette panique. D’où cette agressivité.</p>



<p>Houria Bouteldja, dans <em>Les Blancs, les Juifs et nous</em>, déconstruit l’idée même d’un « nous » national innocent. Le « nous » est toujours situé, socialement, historiquement, racialement. Celui du slogan identitaire est un « nous » blanc, masculin, propriétaire. Et ce « chez nous » est une fiction construite pour masquer les violences fondatrices : colonisation, dépossession, exploitation. S’il faut le crier si fort aujourd’hui, c’est peut-être parce qu’il vacille. Le « chez nous » est une forteresse branlante, dont les murs se fissurent à mesure que la conscience historique fait retour.</p>



<p>C’est ce vacillement qui rend la formule aussi nerveuse, aussi saturée d’émotion. « On est chez nous » ne signifie pas : <em>nous sommes en paix chez nous</em>. Cela signifie : <em>nous craignons de ne plus l’être</em>. Le confort symbolique de l’habiter est perdu. On ne vit plus, on campe. Et parfois, pour ne pas entendre le vacarme du dedans, on crie très fort dehors.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Territoires perdus du moi</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Il y a donc un lien intime, troublant, entre ce slogan de conquête et une fragilité existentielle. Ce n’est pas un hasard si, dans des témoignages d’électeurs d’extrême droite, revient sans cesse la plainte d’un monde devenu incompréhensible, flou, trop rapide. Ce « je suis mal chez moi, dans ma tête » est rarement formulé aussi clairement, mais il infuse. Il est là, comme une nappe phréatique trouble sous la surface rageuse des plateaux télé. Le « chez nous » crié masque un chez-soi déserté.</p>



<p>La philosophe Vinciane Despret, qui n’a pas écrit directement sur ce thème, invite pourtant à poser cette question précieuse : <em>et si nous interrogions moins ce que veut dire « être chez soi », que ce que cela nous coûte de ne plus l’être ?</em> Ce coût, aujourd’hui, se paie en fantasmes de réappropriation, en replis communautaires, en votes-sanctions. C’est l’intériorité blessée qui réclame des frontières.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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<iframe loading="lazy" title="IDLES - DANNY NEDELKO (Official Video)" width="1000" height="563" src="https://www.youtube.com/embed/QkF_G-RF66M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>« My best friend is an alien (I know him and he is!) »</p>
</div>
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<p>Et si, finalement, cette parole brute – « on est chez nous » – n’était que la version rudimentaire, brutale, d’un autre énoncé plus silencieux, plus inquiétant : <em>je ne sais plus où j’habite, ni qui je suis, ni ce qu’on me veut</em> ? Une plainte désespérée déguisée en cri de guerre.</p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>(c) Ill. têtière : DALL·E 2025-05-10 09.35.54 &#8211; A panoramic view of a crumbling, abandoned house on the roadside, with a retro 1970s atmosphere. The house is partially collapsed</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-politique/on-est-chez-nous-cri-territorial-moi-deloge-slogan-identitaire-202505.html">« On est chez nous » : le cri territorial d’un moi délogé</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>Les imaginaires populaires face au progrès vus par le « café du commerce »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bam Sobaku]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2025 05:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ch4ud l’infø]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Derrière le "café du commerce" de la technologie, une quête : retrouver du sens, du lien, et du temps </p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/progres-technique-science-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires populaires face au progrès vus par le « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p><strong>« Les robots vont tous nous remplacer. »<br>« Avant, on vivait mieux sans tous ces écrans. »<br>« La science joue à Dieu, on va le payer. »<br>« Les jeunes ne savent plus rien faire sans leur téléphone. »<br>« On nous cache tout, on ne sait plus à qui faire confiance. »</strong></p>



<p>Ces formules, entendues sur les marchés, dans les salons de coiffure ou sur les réseaux sociaux, ne sont pas seulement des jugements hâtifs. Elles donnent corps à des imaginaires collectifs traversés d’angoisse, de scepticisme, parfois de nostalgie, face à des mutations techniques vécues comme rapides, abstraites, voire menaçantes.</p>



<p>Comme le rappelle Gilbert Simondon, toute innovation technique est aussi une transformation symbolique : elle bouleverse les repères, reconfigure les métiers, les corps, les liens. Ce que dénoncent les propos de « café du commerce », ce n’est pas la technique en soi, mais une perte de maîtrise, un sentiment d’expropriation du réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe du progrès dévoyé : de la foi positiviste à la crainte prométhéenne</strong></h2>



<p>Le progrès, autrefois synonyme d’émancipation, suscite aujourd’hui méfiance et suspicion. Derrière les critiques contre l’intelligence artificielle, les OGM ou la 5G, c’est une figure prométhéenne de la science qui est en procès : une puissance qui ne s’auto-limite plus, une hybris qui défie le vivant.</p>



<p>Hans Jonas, dans <em>Le principe responsabilité</em>, anticipait ce basculement : quand le pouvoir de l’homme sur la nature devient quasi divin, une nouvelle éthique devient nécessaire — une éthique du non-savoir, du doute, de la précaution. Les discours populaires, eux, traduisent ce besoin d’encadrement moral du progrès, dans un monde où tout semble aller trop vite, trop loin.</p>



<p>Les peurs liées au transhumanisme ou à la manipulation génétique (les « bébés sur catalogue ») relèvent de cette crise de la frontière entre l’humain et le technique. Une angoisse anthropologique émerge : et si l’homme perdait ce qui faisait de lui un homme ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fantasme de la dépossession : quand la machine prend le pouvoir</strong></h2>



<p>« Les caisses automatiques prennent le boulot des caissières. »<br>« Bientôt, les voitures se conduiront toutes seules, on n’aura plus rien à faire. »</p>



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<p>Ces phrases traduisent une crainte sociale de la disparition du travail humain, alimentée par les mutations de l’automatisation et de l’IA. David Graeber, dans <em>Bullshit Jobs</em>, montrait que la modernité n’a pas libéré du travail, mais l’a vidé de sens pour beaucoup. L’innovation, au lieu d’émanciper, produit frustration, déclassement et sentiment d’inutilité.</p>



<p>Les discours populaires révèlent aussi une angoisse de la désintermédiation : tout se fait par application, par algorithme, par interface. Ce que l’on perd, ce ne sont pas seulement des emplois, mais des interactions humaines et des rituels sociaux.</p>
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<p>Shoshana Zuboff a décrit ce tournant comme l’avènement du « capitalisme de surveillance » : les outils numériques, loin d’être neutres, orientent nos désirs, analysent nos gestes, marchandisent nos existences. L’imaginaire populaire, même maladroit, capte cette forme de dépossession invisible, qui fait de chacun un utilisateur sans pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’enfance volée : nostalgie analogique et éducation connectée</strong></h2>



<p>« Les enfants passent leur vie sur les écrans. »<br>« Ils ne savent plus écrire à la main, c’est dramatique. »</p>



<p>Ces propos expriment une nostalgie d’un âge pré-numérique, où l’enfance était supposément plus lente, plus incarnée, plus authentique. Bernard Stiegler a longuement réfléchi à ce que le numérique fait à l’attention, à la mémoire, à l’apprentissage. Pour lui, les technologies actuelles court-circuitent les processus d’individuation psychique et collective.</p>



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<p>Le propos populaire, souvent moralisateur, trahit une inquiétude générationnelle : les adultes ne comprennent plus les codes des plus jeunes, et réinterprètent ce décalage comme une déchéance. Mais il traduit aussi un besoin de transmission : de savoirs, d’habiletés, de manières d’être au monde.</p>



<p>Ici, c’est la temporalité éducative qui est en jeu : l’accélération, la fragmentation du savoir, la perte des médiations symboliques (livre, enseignant, écriture) sont vécues comme des menaces pour le développement harmonieux des enfants.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le soupçon généralisé : quand la science ne convainc plus</strong></h2>



<p>« On nous cache la vérité. »<br>« Les scientifiques, ils changent d’avis tous les deux jours. »<br>« Tout ça, c’est des intérêts économiques. »</p>



<p>La pandémie de Covid-19 a exacerbé une crise de confiance épistémique. Les discours populaires s’inscrivent dans une atmosphère de scepticisme généralisé, nourrie par les contradictions du discours scientifique, les revirements politiques et la surmédiatisation des controverses.</p>



<p>Bruno Latour l’a souligné : la science n’est plus perçue comme un temple de vérité, mais comme un espace de luttes, d’incertitudes, d’intérêts croisés. Le citoyen lambda, face à cette complexité, adopte souvent une posture de retrait, voire de rejet.</p>



<p>Mais ce rejet est aussi une quête de clarté et de cohérence. Il traduit le besoin d’un savoir intelligible, incarné, situé. C’est moins la science qui est rejetée que sa mise en scène technocratique, son apparente inaccessibilité, son éloignement des préoccupations concrètes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le progrès contre le sens : vers un nihilisme technologique doux ?</strong></h2>



<p>Au fond, tous ces imaginaires populaires autour de la technologie expriment un désarroi existentiel. La technique a envahi tous les espaces – mais à quel prix pour l’âme, pour le lien, pour la liberté ?</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Heidegger, dans <em>La question de la technique</em>, posait cette énigme : et si la technique nous rendait aveugles à l’être ? Ce que disent, confusément, les propos de café du commerce, c’est que l’efficience technique ne suffit pas à rendre le monde habitable.</p>



<p>Ce n’est pas la technologie en soi qui est rejetée, mais une technocratie sans finalité symbolique. Le progrès est devenu un mot vide, un mouvement sans horizon. Le nihilisme doux que pointait Lipovetsky se vérifie ici : on ne croit plus vraiment au progrès, mais on continue d’y participer, sans alternative.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Penser une technique habitée, une innovation humanisée</strong></h2>



<p>Écouter les imaginaires populaires, ce n’est pas céder au populisme technophobe. C’est entendre, derrière les jugements lapidaires, une exigence anthropologique fondamentale : que le progrès ne soit pas qu’innovation, mais aussi consolidation du sens.</p>



<p>C’est à une nouvelle alliance entre sciences, société et culture qu’il faut aspirer — une alliance où la technique ne soit pas seulement performance, mais aussi soin, mémoire, récit. Car une société ne peut survivre si elle se perçoit comme dépassée par ce qu’elle produit.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/progres-technique-science-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires populaires face au progrès vus par le « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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