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	<title>Archives des société - Pravda - pr4vd4</title>
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	<description>La vérité de l information ! Quoique...</description>
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	<title>Archives des société - Pravda - pr4vd4</title>
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		<title>Les incivilités défient même les gloires nationales !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laika 031157]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pølitique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Un pigeon souille De Gaulle : synecdoque des incivilités, outrage intolérable ! Non à une jeunesse laxiste. Appel à tolérance zéro</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph">Dans les annales de la République, certains actes marquent l&rsquo;esprit par leur audace effrontée, leur mépris flagrant des valeurs qui forgent une nation. Imaginez, si vous le pouvez sans frémir, un individu perché avec arrogance sur la tête du général De Gaulle, prêt à y déposer une marque indélébile de son dédain – un guano symbolique, visqueux et irrévérencieux. Cet épisode, survenu sous nos yeux incrédules, n&rsquo;est pas une simple anecdote urbaine ; il incarne l&rsquo;essence même de l&rsquo;incivilité contemporaine, cette plaie qui ronge les fondations de notre société civilisée. Chier sur De Gaulle, est-ce tolérable ? La question se pose avec une urgence philosophique, rappelant les interrogations de Kant sur l&rsquo;impératif catégorique : agit-on ainsi si l&rsquo;on souhaite que cet acte devienne loi universelle ? Évidemment non, car cela mènerait à une anarchie fécale où même les héros de la Résistance seraient souillés sans recours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politiquement, l&rsquo;affaire résonne comme un écho des grandes trahisons historiques. De Gaulle, ce géant qui libéra la France des chaînes nazies, ce visionnaire qui imposa la Ve République contre vents et marées, se voit ainsi rabaissé par un geste qui frise la haute trahison. N&rsquo;oublions pas que le Général incarnait l&rsquo;ordre, la grandeur, cette « certaine idée de la France » que des éléments subversifs cherchent à piétiner. Psychologiquement, Freud y verrait sans doute une régression infantile, un retour au stade anal où l&rsquo;expulsion de déchets devient un acte de rébellion contre l&rsquo;autorité paternelle. De Gaulle, père symbolique de la nation moderne, subit ici l&rsquo;ultime outrage œdipien : une déjection qui salit non seulement son image, mais l&rsquo;héritage collectif. Et philosophiquement, Nietzsche hurlerait au surhomme inversé – non pas l&rsquo;élévation par la volonté de puissance, mais une déchéance aviaire, où le faible impose sa marque sur le fort par pure lâcheté.</p>



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<iframe title="Sex Pistols - Anarchy In The UK" width="1000" height="750" src="https://www.youtube.com/embed/q31WY0Aobro?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Anarchie dans les cieux : pour accompagner cet édito sur l&rsquo;outrage ailé, rien de mieux que « Anarchy in the UK » des Sex Pistols. Ce morceau punk emblématique, avec son énergie chaotique et son mépris railleur pour les institutions, fait écho à l&rsquo;incivilité du pigeon qui défie l&rsquo;autorité gaullienne comme un anarchiste en herbe. La satire de l&rsquo;article sur la jeunesse laxiste et la tolérance zéro trouve une bande-son parfaite dans ces riffs rageurs, soulignant l&rsquo;absurdité d&rsquo;une rébellion fécale face à l&rsquo;ordre républicain – un clin d&rsquo;œil philosophique à Hobbes, où le chaos aviaire menace le Léviathan.</em></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Jeunesse sauvageonne </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais qui sont ces auteurs d&rsquo;incivilités ? Invariablement, la jeunesse, cette cohorte volatile et irresponsable, élevée dans le laxisme post-soixante-huitard, où les valeurs de respect et de discipline ont été reléguées aux oubliettes. Les plus âgés, eux, imprégnés de sagesse et d&rsquo;éducation républicaine, n&rsquo;oseraient jamais pareille profanation. Ils savent que la tolérance zéro s&rsquo;impose face à ces dérives, comme l&rsquo;exigeaient déjà les légalistes de tous bords, de la droite sécuritaire à la gauche autoritaire. Il faut réprimer sans relâche ces actes de vandalisme feutré, ces atteintes à l&rsquo;ordre public qui minent la cohésion sociale. Pensez-y : si l&rsquo;on laisse passer cela, demain ce sera l&rsquo;anarchie, les tags sur les monuments, les jets de projectiles ou d&rsquo;or jaune sur les forces de l&rsquo;ordre, ou pire, des manifestations sauvages qui bloquent les artères vitales de la nation. La colombodestruction systématique et nationale (donc au-delà de Colombe-et-les-deux-églises) s&rsquo;impose comme une mesure prophylactique : éradiquer ces nuisibles ailés, ces vecteurs de chaos, par des moyens légaux et efficaces – filets, répulsifs, ou même une brigade anti-volatiles dédiée. Car ces oiseaux, avec leur plumage innocent, ne sont que les complices d&rsquo;une déliquescence plus profonde, symboles d&rsquo;une société où l&rsquo;incivilité vole bas, mais frappe haut. Un tel exercice permettrait aussi de régler et valider notre défense anti drones.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Non à la chienlit des incivilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nocivité de ces créatures n&rsquo;est plus à démontrer. Porteurs de maladies, souilleurs d&rsquo;espaces publics, ils incarnent la synecdoque parfaite de toutes les incivilités : du chewing-gum collé sous les bancs aux crachats sur les trottoirs, en passant par les graffitis politiques qui défigurent nos villes. Tolérer cela, c&rsquo;est ouvrir la porte à la barbarie, comme le soulignait Hobbes dans son Léviathan : sans un État fort pour imposer l&rsquo;ordre, l&rsquo;homme – ou le pigeon – redevient loup pour l&rsquo;homme. Il est temps de restaurer l&rsquo;autorité, d&rsquo;appliquer la loi avec fermeté, sans concessions ni complaisance. Les sanctions doivent pleuvoir, les amendes s&rsquo;alourdir, les peines exemplaires dissuader les récidivistes. Car chier sur De Gaulle, c&rsquo;est chier sur la France elle-même, sur ses valeurs immortelles de liberté, d&rsquo;égalité et de fraternité – une fraternité qui exclut, bien sûr, les éléments perturbateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citoyens, il est de notre devoir impérieux d&rsquo;agir. Mobilisez-vous pour une pétition nationale exigeant la mise en place immédiate d&rsquo;une task force anti-incivilités ailées. Contactez vos élus, descendez dans la rue, pacifiquement, bien entendu (et pas « tendu, tendu », comme on dit dans la Gendarmerie), pour réclamer des mesures draconiennes. Ensemble, restaurons la dignité du Général et, par extension, celle de notre République. Que plus jamais un tel outrage ne souille nos icônes nationales. La tolérance zéro, c&rsquo;est maintenant !</p>



<p class="wp-block-paragraph">(c) Ill. têtière <a href="https://pr4vd4.net/">Pr4vd4.net</a></p>
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		<title>Comment rester un vrai manager, même en maillot de bain ?</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-economie/comment-rester-vrai-manager-maillot-bain-mer-vacances-workation-202508.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Friedrich Marx]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Econømie]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[RH]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Comment rester un vrai manager même en maillot de bain : les confessions de Boris</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laissez-moi vous raconter comment Boris Petrovitch transforme ses vacances en mission de productivité. Car voyez-vous, un vrai manager ne déconnecte jamais, même avec du sable entre les orteils. Témoignage exclusif recueilli par la rédaction de <a href="https://pr4vd4.net/">Pr4vd4</a>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai une stratégie d&rsquo;installation révolutionnaire : je débarque sur la plage avec ma glacière D4thlon bourrée de blinis maison, ma gourde isotherme remplie de vodk4 Smirnoff bien fraîche, et surtout mon ventilateur portable USB. Car voyez-vous, cet appareil révolutionnaire me délègue la mission cruciale de brasser de l&rsquo;air pendant qu&rsquo;il se concentre sur les tâches à haute valeur ajoutée comme&#8230; tourner. Et ma bouée ? Une réplique de <a href="https://pr4vd4.net/pravda-culture/cherbourg-cite-de-la-mer-sous-marin-redoutable-intimite-mythe-acier-202505.html">sous-marin nucléaire</a> classe Typhoon ! Parce que Boris navigue toujours en eaux stratégiques. À 10h du matin, quand les bourgeois sirotent leur <a href="https://pr4vd4.net/pravda-dossiers-reportages-44-fillette/dossier-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-cafe-du-commerce-202505.html">café</a>, moi je sors mes blinis au saumon et j&rsquo;invite les voisins de parasol. « Prenez donc un zakouski, nous allons parler affaires ! »</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;art de la réunion en maillot</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ma technique secrète ? J&rsquo;ai inventé le « Beach Teams Volley », concept révolutionnaire qui mélange sport balnéaire et réunion en distanciel. On se met en équipes de chaque côté du filet, mais au lieu de se renvoyer une balle, on se balance des vannes, des objectifs trimestriels, et surtout les <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/contrepeteries-entretien-rh-recrutement-mangement-entreprise-202502.html">jeux de mots pourris</a> de notre collègue Vladimir (« Bon, les gars, il faut qu&rsquo;on soit SAND-sationnel cette année ! »). L&rsquo;équipe perdante doit remettre un rapport d&rsquo;activité ASAP avant l&rsquo;apéro. Mes collaborateurs ont d&rsquo;abord cru que je plaisantais, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils me voient crier « Point pour l&rsquo;équipe A ! Objectif Q3 parfaitement smashé ! » en sautant dans le sable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le networking à la vodk4</h2>



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<p class="wp-block-paragraph">Vers midi, quand la gourde commence à faire effet, j&rsquo;organise des concours de pétanque corporate. « Celui qui se rapproche le plus du cochonnet décroche son starter pack LinkedIn premium offert par Boris ! » Les autres vacanciers nous regardent bizarrement, mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils y connaissent à l&rsquo;excellence managériale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque soir, j&rsquo;envoie un email à ma hiérarchie : « Objectifs plage du jour : 3 nouveaux contacts réseautés, 2 brainstormings sous parasol, 1 benchmark concurrentiel (j&rsquo;ai espionné la stratégie marketing de la famille allemande). » Mon directeur trouve ça « créatif ». Moi j&rsquo;appelle ça « de l&rsquo;innovation disruptive ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai même établi un planning de rotation toutes les 20 minutes pour un bronzage homogène, algorithme personnalisé par ChatGPT selon mon teint, l&rsquo;indice UV et mes objectifs de performance cutanée. « Un manager mal bronzé, c&rsquo;est un manager qui manque de rigueur ! », je dis toujours. Ma <a href="https://pr4vd4.net/pravda-dossiers-reportages-44-fillette/comment-perdre-poids-regime-communiste-alimentaire-economique-efficace-methode-202410.html">femme Svetlana</a> soupire, mais elle sait que Boris optimise tout, même ses UV.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà mes secrets, camarades ! Grâce à ces méthodes éprouvées, je rentre de vacances plus performant que jamais. Et mes concurrents, eux, ils ont juste&#8230; <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/chapeau-paille-casquette-comment-choisir-couvre-chef-202507.html">bronzé bêtement</a> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">(c) Ill. Photo <a href="https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-en-short-blanc-et-rouge-tenant-un-ballon-de-basket-jaune-et-orange-6180415/">Kampus Production</a></p>
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		<title>L’insulte médicale ou l’art perdu de penser</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/espece-autiste-tsa-insulte-medicale-202507.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bam Sobaku]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 06:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Traité d'autiste péremptoirement, je retourne l'insulte comme un gant : satire d'une société qui pathologise ce qu'elle ne comprend pas</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/espece-autiste-tsa-insulte-medicale-202507.html">L’insulte médicale ou l’art perdu de penser</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce matin-là, comme tous les matins où je nourris l’erreur de consulter mes notifications, un parfait inconnu – ou un presque-connu, ce qui est pire – a eu la lumineuse idée de m&rsquo;étiqueter « autiste ». Pas dans le cadre d’une hypothèse diagnostique amicale ou d’un débat sur la neurodiversité. Non, dans la grande tradition des anathèmes de cour de récré : sèche, crue, balancée avec la grâce d’un tweet rageur écrit entre deux bouchées de kebab froid.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’aurais pu l’ignorer. Mais il se trouve que, malgré moi, cette appellation m’a remué. Non pas parce que je me suis senti insulté – j’ai survécu à <em>Matrix Reloaded</em>, je survivrai à ça – mais parce qu’il y a quelque chose d’à la fois dérisoire et tragiquement révélateur dans ce mot jeté comme une pierre molle. L’insulte, cette forme primitive d’herméneutique. Lacan disait que l’inconscient est structuré comme un langage ; X, lui, est structuré comme une insulte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Echapper au troupeau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Être traité d’ »autiste », dans ce contexte, c’est se faire accuser de quoi, exactement ? D’être trop silencieux ? Trop direct ? Pas assez ironique ? Trop ironique ? Trop concentré ? Trop passionné par des trucs qui n’intéressent que moi ? Ne pas aimer le small talk ? Être mal à l’aise avec les conventions sociales aussi absurdes que les dialogues de <em>Emily in Paris</em> ? Autant dire : être une personne. Et si possible, une personne qui échappe un peu à la grammaire du troupeau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai donc été nommé. Classé. Pathologisé sur la place publique par un pseudo-freudien de bistrot, un petit foucaldien de sous-préfecture, qui m’a sans doute lu de travers (s’il a lu quoi que ce soit). Ce diagnostic sauvage est fascinant. Il en dit si peu de moi, et tellement de lui. D’abord, il témoigne d’une pauvreté conceptuelle tragique. L’insulte médicale est à la pensée ce que la perche à selfie est à l’art : une réduction de tout à son usage le plus bête. Ensuite, il dévoile un imaginaire à la fois hygiéniste et puéril, où la différence doit toujours être médicalisée, cataloguée, puis moquée. Le dissensus, l’écart, l’étrangeté : hop, un petit diagnostic et on peut continuer à manger des chips devant <em>Koh-Lanta</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas si je suis autiste. Peut-être. Et alors ? Est-ce une honte ? Une forme d’arrogance cognitive ? Une élégance marginale ? Est-ce un compliment involontaire ? Une manière oblique de dire que je ne rentre pas dans la norme molle, dans la médiocrité bavarde, dans le consensus des charcutiers de l’esprit ? Il y a quelque chose de profondément comique dans le fait de me jeter à la figure un terme qui, loin d’être une insulte, est devenu un enjeu politique, intellectuel, et affectif de première importance. Comme si, pour me blesser, il suffisait de nommer une autre forme de perception du monde. Comme si me dire « tu es autiste » revenait à dire « tu ne joues pas avec les mêmes règles que moi ». Et ça, c’est vrai. Mais ce n’est pas une insulte. C’est un constat d’échec de ta part, camarade.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur ce, je vais recompter mes allumettes&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que ça convoque en moi ? D’abord une image de Dustin Hoffman qui compte les allumettes dans <em>Rain Man</em>, évidemment. Puis une collection de souvenirs d’école où l’insulte se confondait avec le mystère : celui qui ne parle pas est suspect, celui qui ne rit pas aux mêmes blagues est menaçant, celui qui comprend trop vite est inquiétant. Puis, plus profondément, une colère froide face à la paresse intellectuelle. À l&rsquo;absence totale d&rsquo;imagination dans la méchanceté.</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">La vraie insulte n’est jamais là où elle croit être. Dire à quelqu’un qu’il est autiste, ce n’est pas le blesser. C’est exhiber son propre inconfort face à ce qu’on ne comprend pas. C’est brandir son angoisse devant une altérité perçue comme inacceptable. C’est être, au fond, très très banal. Foucault l’aurait dit mieux : c’est la norme qui insulte, pas la pathologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, en quoi l’autisme serait-il une catégorie à mépriser ? Parce que les émotions sont différentes ? Parce que les codes sociaux ne sont pas intégrés selon les normes de la téléréalité ? Parce que les sensations sont plus intenses, les passions plus profondes, les mots plus précis ? J’ai envie de répondre : oui, je suis autiste, comme d’autres sont jansénistes ou membres d’un club de lecture sadien. C’est une façon d’habiter le monde. Une manière de dire non à la trivialité. Un refus des consensus débiles.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, cette « insulte » m’a offert un miroir. Non pas de moi, mais du regard social qui panique dès qu’on ne performe pas l’ordinaire. Elle m’a renvoyé à une certitude : je suis du côté de ceux qui ne jouent pas le jeu. Ceux qui n’applaudissent pas quand il faut. Qui ne rient pas pour faire semblant. Qui restent à table quand tout le monde part. Qui trouvent dans un caillou plus de beauté que dans une story Insta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette personne dit de moi en me traitant d’autiste ? Rien. Ce qu’elle dit d’elle-même ? Beaucoup. Elle dit son besoin de dominer par les mots, d’assigner par une psychiatrie imaginaire, de réduire l’autre à une anomalie commode. Elle dit sa petitesse, son vide. Elle dit surtout ceci : elle ne sait pas penser sans agresser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’en fais un article. Elle, un tweet. Chacun son style.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">***</p>



<p class="wp-block-paragraph">(c) Ill. têtière : <a href="https://www.pexels.com/fr-fr/photo/conceptuel-illustration-tumbling-autisme-8378752/">Tara Winstead</a></p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/espece-autiste-tsa-insulte-medicale-202507.html">L’insulte médicale ou l’art perdu de penser</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>Sérendip au crématorium de Nanterre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna L.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé, sport, bien-être, sexo]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Au crématorium, entre images en boucle et voilage administratif, la mort s’optimise. L’État embellit. Louanges au Camarade Président</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-202506.html">Sérendip au crématorium de Nanterre</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au crématorium, rue du Calvaire, les obsèques excluent le design</strong>. Le lieu lumineux, certes, est aussi cosy qu&rsquo;un foyer d&rsquo;hôpital. Les bancs de la salle des cérémonies ressemblent à ceux d&rsquo;une mairie construite en 1955, sur les ruines des destructions de la guerre, le confort en plus, probablement. Disposés en arc de cercle, comme dans un aéropage (rappelons que nous sommes sur la colline du Mont Valérien), ils font tous face au cercueil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette assemblée incongrue, le discours sonne solennel, grave ; peut-être optimisé par les bons soins d&rsquo;un qualitaticien abonné au PFG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un écran domine la salle et le défunt. Symbole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des images défilent. Des preuves de vie. Des instants d&rsquo;amour. Du cœur battant sur un ton juste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le MC reprend la parole, brièvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images redéfilent en boucle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les larmes épargnées au premier passage surgissent, comme sous un rasoir à double larme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Silence du MC. Les images défilent toujours.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="745" src="https://pr4vd4.net/wp-content/uploads/2025/05/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-1.jpg" alt="Au crématorium, entre images en boucle et voilage administratif, la mort s’optimise. Même les urnes funéraires sont en cours d'embellissement" class="wp-image-4704" srcset="https://pr4vd4.net/wp-content/uploads/2025/05/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-1.jpg 400w, https://pr4vd4.net/wp-content/uploads/2025/05/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-1-161x300.jpg 161w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Je me détache de l&rsquo;écran, certainement pour éviter ma madeleinisation montante. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Une plaque détachée du plafond laisse apparaître l&rsquo;isolant thermique. Lors d&rsquo;une cérémonie de crémation, cela me fait sourire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon regard descend. Une dalle enlevée, à l&rsquo;espace caché par une console blanche en <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/14-mars-journee-internationale-pi-pis-vaches-constante-lobbying-agricole-202503.html">forme de Pi</a> vient rappeler l&rsquo;entre-deux de la situation : des trous non comblés, des déchirures du sol au plafond. Et le corps, là, au milieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, le rideau, derrière le catafalque, s&rsquo;ouvre sur une petit salle vide. MC y tire doucement le cercueil puis sort, après un temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le voilage épais se referme. Le corps est désormais confié aux bons soins de l&rsquo;administration, dans une sorte d&rsquo;ellipse de la crémation. L&rsquo;après clôture reste mystérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La cérémonie est terminée » nous annonce-t-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela interrompt mon échappée philosophico-contemplative. Nous sortons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En passant devant le « bureau de remise des urnes », l&rsquo;humour noir nous rattrape, mais nous voilà rassurés : « des travaux d&#8217;embellissement sont en cours ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je sors de cette cérémonie avec le sourire d&rsquo;un prince de Sérendip : la vie est un parcours semé de chausse-trappes, d&rsquo;ouvertures de l&rsquo;âme, mais l&rsquo;administration travaille à <strong><em>redesigner </em></strong>l&rsquo;ensemble afin de nous éviter tout désagrément.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Décidément, la ville est belle. L&rsquo;Etat est beau et grand, qui prend soin de ses mortels citoyens. Louons le Camarade Président !</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">***</p>



<p class="wp-block-paragraph">(c) Ill. têtière <a href="https://www.pexels.com/fr-fr/photo/fenetres-fenetre-astronomie-pleine-lune-10524853/">Ron Lach</a></p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/serendip-crematorium-nanterre-obseques-cremation-philosophie-mort-202506.html">Sérendip au crématorium de Nanterre</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>Les imaginaires populaires face au progrès vus par le « café du commerce »</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-breves/progres-technique-science-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bam Sobaku]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2025 05:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ch4ud l’infø]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Derrière le "café du commerce" de la technologie, une quête : retrouver du sens, du lien, et du temps </p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/progres-technique-science-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires populaires face au progrès vus par le « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Les robots vont tous nous remplacer. »<br>« Avant, on vivait mieux sans tous ces écrans. »<br>« La science joue à Dieu, on va le payer. »<br>« Les jeunes ne savent plus rien faire sans leur téléphone. »<br>« On nous cache tout, on ne sait plus à qui faire confiance. »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces formules, entendues sur les marchés, dans les salons de coiffure ou sur les réseaux sociaux, ne sont pas seulement des jugements hâtifs. Elles donnent corps à des imaginaires collectifs traversés d’angoisse, de scepticisme, parfois de nostalgie, face à des mutations techniques vécues comme rapides, abstraites, voire menaçantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelle Gilbert Simondon, toute innovation technique est aussi une transformation symbolique : elle bouleverse les repères, reconfigure les métiers, les corps, les liens. Ce que dénoncent les propos de « café du commerce », ce n’est pas la technique en soi, mais une perte de maîtrise, un sentiment d’expropriation du réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe du progrès dévoyé : de la foi positiviste à la crainte prométhéenne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le progrès, autrefois synonyme d’émancipation, suscite aujourd’hui méfiance et suspicion. Derrière les critiques contre l’intelligence artificielle, les OGM ou la 5G, c’est une figure prométhéenne de la science qui est en procès : une puissance qui ne s’auto-limite plus, une hybris qui défie le vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hans Jonas, dans <em>Le principe responsabilité</em>, anticipait ce basculement : quand le pouvoir de l’homme sur la nature devient quasi divin, une nouvelle éthique devient nécessaire — une éthique du non-savoir, du doute, de la précaution. Les discours populaires, eux, traduisent ce besoin d’encadrement moral du progrès, dans un monde où tout semble aller trop vite, trop loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les peurs liées au transhumanisme ou à la manipulation génétique (les « bébés sur catalogue ») relèvent de cette crise de la frontière entre l’humain et le technique. Une angoisse anthropologique émerge : et si l’homme perdait ce qui faisait de lui un homme ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fantasme de la dépossession : quand la machine prend le pouvoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Les caisses automatiques prennent le boulot des caissières. »<br>« Bientôt, les voitures se conduiront toutes seules, on n’aura plus rien à faire. »</p>



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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Ces phrases traduisent une crainte sociale de la disparition du travail humain, alimentée par les mutations de l’automatisation et de l’IA. David Graeber, dans <em>Bullshit Jobs</em>, montrait que la modernité n’a pas libéré du travail, mais l’a vidé de sens pour beaucoup. L’innovation, au lieu d’émanciper, produit frustration, déclassement et sentiment d’inutilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discours populaires révèlent aussi une angoisse de la désintermédiation : tout se fait par application, par algorithme, par interface. Ce que l’on perd, ce ne sont pas seulement des emplois, mais des interactions humaines et des rituels sociaux.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Shoshana Zuboff a décrit ce tournant comme l’avènement du « capitalisme de surveillance » : les outils numériques, loin d’être neutres, orientent nos désirs, analysent nos gestes, marchandisent nos existences. L’imaginaire populaire, même maladroit, capte cette forme de dépossession invisible, qui fait de chacun un utilisateur sans pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’enfance volée : nostalgie analogique et éducation connectée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Les enfants passent leur vie sur les écrans. »<br>« Ils ne savent plus écrire à la main, c’est dramatique. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos expriment une nostalgie d’un âge pré-numérique, où l’enfance était supposément plus lente, plus incarnée, plus authentique. Bernard Stiegler a longuement réfléchi à ce que le numérique fait à l’attention, à la mémoire, à l’apprentissage. Pour lui, les technologies actuelles court-circuitent les processus d’individuation psychique et collective.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le propos populaire, souvent moralisateur, trahit une inquiétude générationnelle : les adultes ne comprennent plus les codes des plus jeunes, et réinterprètent ce décalage comme une déchéance. Mais il traduit aussi un besoin de transmission : de savoirs, d’habiletés, de manières d’être au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, c’est la temporalité éducative qui est en jeu : l’accélération, la fragmentation du savoir, la perte des médiations symboliques (livre, enseignant, écriture) sont vécues comme des menaces pour le développement harmonieux des enfants.</p>
</div>



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</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le soupçon généralisé : quand la science ne convainc plus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« On nous cache la vérité. »<br>« Les scientifiques, ils changent d’avis tous les deux jours. »<br>« Tout ça, c’est des intérêts économiques. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie de Covid-19 a exacerbé une crise de confiance épistémique. Les discours populaires s’inscrivent dans une atmosphère de scepticisme généralisé, nourrie par les contradictions du discours scientifique, les revirements politiques et la surmédiatisation des controverses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bruno Latour l’a souligné : la science n’est plus perçue comme un temple de vérité, mais comme un espace de luttes, d’incertitudes, d’intérêts croisés. Le citoyen lambda, face à cette complexité, adopte souvent une posture de retrait, voire de rejet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce rejet est aussi une quête de clarté et de cohérence. Il traduit le besoin d’un savoir intelligible, incarné, situé. C’est moins la science qui est rejetée que sa mise en scène technocratique, son apparente inaccessibilité, son éloignement des préoccupations concrètes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le progrès contre le sens : vers un nihilisme technologique doux ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, tous ces imaginaires populaires autour de la technologie expriment un désarroi existentiel. La technique a envahi tous les espaces – mais à quel prix pour l’âme, pour le lien, pour la liberté ?</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Heidegger, dans <em>La question de la technique</em>, posait cette énigme : et si la technique nous rendait aveugles à l’être ? Ce que disent, confusément, les propos de café du commerce, c’est que l’efficience technique ne suffit pas à rendre le monde habitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la technologie en soi qui est rejetée, mais une technocratie sans finalité symbolique. Le progrès est devenu un mot vide, un mouvement sans horizon. Le nihilisme doux que pointait Lipovetsky se vérifie ici : on ne croit plus vraiment au progrès, mais on continue d’y participer, sans alternative.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Penser une technique habitée, une innovation humanisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Écouter les imaginaires populaires, ce n’est pas céder au populisme technophobe. C’est entendre, derrière les jugements lapidaires, une exigence anthropologique fondamentale : que le progrès ne soit pas qu’innovation, mais aussi consolidation du sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à une nouvelle alliance entre sciences, société et culture qu’il faut aspirer — une alliance où la technique ne soit pas seulement performance, mais aussi soin, mémoire, récit. Car une société ne peut survivre si elle se perçoit comme dépassée par ce qu’elle produit.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/progres-technique-science-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires populaires face au progrès vus par le « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les imaginaires économiques populaires : ce que disent les propos de « café du commerce »</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-economie/economie-imaginaires-economiques-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Friedrich Marx]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 06:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Econømie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Les imaginaires économiques populaires : une colère structurée par l’idéologie, l’affect et la mémoire collective via le café du commerce</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-economie/economie-imaginaires-economiques-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires économiques populaires : ce que disent les propos de « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le « café du commerce » n’est pas un simple lieu commun moqué par les élites : c’est un réservoir d’imaginaires collectifs, un miroir grossissant où se condensent ressentiments, peurs et jugements moraux sur l’économie. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les phrases toutes faites – « Les impôts, c’est toujours les mêmes qui paient », « Les jeunes ne veulent plus bosser », « Avant, au moins, on fabriquait en France » – se dessine une cartographie du malaise économique et existentiel d’une partie du corps social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce lexique ordinaire de la plainte n’est ni absurde ni apolitique. Il est traversé de logiques, de mythologies, et de conflits symboliques qui méritent d’être pensés avec les outils de la sociologie (Pierre Bourdieu, Luc Boltanski), de la philosophie (Nietzsche, Foucault), de la psychologie sociale (Serge Moscovici, Henri Tajfel), et de l’anthropologie économique (David Graeber).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’économie comme théâtre moral : entre indignation et ressentiment</strong></h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de propos de « café du commerce » relèvent d’une vision moralisée de l’économie : l’État est un mauvais gestionnaire, les riches échappent à leurs devoirs, les jeunes sont déresponsabilisés, les fonctionnaires « plombent l’économie ». L’économie, ici, n’est pas comprise comme un système complexe de flux, d’arbitrages ou de structures, mais comme un champ de justice ou d’injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadrage moral est le fruit d’un imaginaire profondément ancré. Comme le rappelle Albert Hirschman dans <em>Les passions et les intérêts</em>, l’économie a longtemps été pensée comme un champ devant canaliser les passions. Ici, l’économie est redevenue le terrain d’un affrontement entre bons et méchants. Les « petits » contre les « puissants », les « actifs » contre les « assistés », les « travailleurs » contre les « parasites ».</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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</div>



<p class="wp-block-paragraph">À cette moralisation s’ajoute un ressentiment, au sens nietzschéen du terme : une forme de rancune intériorisée, nourrie par l’impuissance à transformer les conditions objectives de sa vie, et qui se retourne en condamnation de ceux que l’on imagine responsables. Les « riches qui ne paient jamais rien », les « jeunes feignants », les « élites déconnectées ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La nostalgie économique comme refuge identitaire</strong></h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">De nombreux propos évoquent une nostalgie du passé : « Avant, avec le franc, tout coûtait moins cher », « Avant, on fabriquait en France », « Les retraités d’aujourd’hui ont la belle vie ». Cette mémoire reconstruit une époque idéalisée, souvent post-Seconde Guerre mondiale, où l’État social, l’industrie nationale et une certaine stabilité semblaient aller de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nostalgie n’est pas simplement un refus du changement, mais un mécanisme identitaire face à la globalisation, analysé par Zygmunt Bauman comme un des effets de la « modernité liquide ». Face à la dissolution des repères stables (emploi, nation, monnaie), le sujet social se raccroche à un passé mythifié pour retrouver une cohérence symbolique.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les affectations économiques ne sont jamais uniquement économiques : elles touchent à l’être-au-monde, à la perte de souveraineté individuelle, à l’angoisse de déclassement. Elles sont existentielles, comme l’ont montré Richard Sennett (<em>The Corrosion of Character</em>) ou Axel Honneth (<em>La lutte pour la reconnaissance</em>), en insistant sur la perte de sens des parcours professionnels fragmentés et dévalorisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une économie psychologisée : culpabilité, mérite, et frustration</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Les jeunes veulent tout tout de suite », « On aide trop les feignants » : ces phrases ne parlent pas d’économie réelle, mais d’un système psychologisé du mérite. Ce que Boltanski et Thévenot ont identifié comme la « cité par projets » repose sur un idéal d’autonomie, de mérite individuel et de responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette vision, l’échec économique est perçu comme faute individuelle plus que comme conséquence structurelle. La réussite est valorisée comme preuve morale de vertu. La pauvreté devient une forme de culpabilité. Ce discours est fortement diffusé par les récits médiatiques dominants, analysés par Pierre Bourdieu comme agents de « naturalisation » de l’ordre social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie est ainsi psychologisée : les frustrations sociales se transforment en jugements moraux ou en affects négatifs (colère, honte, envie), que la psychologie sociale a étudiés en tant que représentations sociales (Serge Moscovici). Le « bon sens populaire » devient une grille de lecture affective du réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fantasme de simplicité : l’économie comme « gros bon sens »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Il suffirait de taxer les riches », « L’État n’a qu’à imprimer de l’argent », « Il faut gérer l’État comme une famille » : ces propositions relèvent d’un imaginaire de la simplicité économique, opposé à la technicité jugée suspecte des experts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’ont montré les travaux de Daniel Kahneman sur les biais cognitifs, l’être humain préfère souvent des explications simples, causales, immédiates, surtout en contexte d’incertitude. Cette pensée intuitive alimente un rejet de l’économie savante (associée aux élites), au profit d’un « gros bon sens » faussement évident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Antonio Gramsci parlait déjà d’un « sens commun » ambivalent : à la fois traversé par l’idéologie dominante, mais aussi porteur de résistances. Ce sens commun économique est donc à la fois réactionnaire et critique, simpliste mais parfois juste dans son intuition des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand l’économie devient politique : un désir d’ordre, de maîtrise et de reconnaissance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les propos sur l’économie, on retrouve un désir de souveraineté symbolique : « On n’est plus chez nous », « L’Europe décide à notre place », « Les entreprises se gavent sur notre dos ». L’économie est ici vécue comme un lieu d’expropriation du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement vers le politique rejoint les analyses de Michel Foucault sur le néolibéralisme : l’économie est devenue un dispositif de gouvernement des conduites. La plainte économique est ainsi un symptôme de dépossession politique. Elle exprime un besoin de reconquête du pouvoir d’agir, de « reprendre le contrôle », selon une formule électoralement bien connue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce désir de maîtrise peut aussi dériver vers des formes d’autoritarisme soft : « Il faut un homme fort », « Il faut virer tout le monde ». Là encore, le nihilisme politique nietzschéen n’est pas loin : faute de croire à la possibilité d’un changement systémique, on rêve d’une tabula rasa, d’un leader justicier ou d’un retour à un âge d’or fictif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les propos de « café du commerce » : une parole à écouter, à déconstruire et à reconfigurer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les imaginaires économiques populaires ne sont pas des résidus de bêtise ou des objets de mépris. Ils sont les symptômes discursifs d’un corps social blessé, incertain, en quête de justice, d’ordre et de reconnaissance. Les propos de « café du commerce » sont la voix, déformée mais authentique, d’un peuple en déficit de médiation symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de les valider, mais de les comprendre. Car dans ce vacarme de banalités indignées se trouvent parfois des intuitions justes sur la violence sociale du monde économique contemporain. Encore faut-il que les sciences sociales, la philosophie et le journalisme sachent tendre l’oreille.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-economie/economie-imaginaires-economiques-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires économiques populaires : ce que disent les propos de « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>Les imaginaires politiques populaires : ce que disent les propos de « café du commerce »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laika 031157]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 06:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pølitique]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Les imaginaires politiques populaires traduisent colère, nostalgie, impuissance, besoin d’ordre, symptômes d’un malaise démocratique contemporain</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-politique/politique-imaginaires-politiques-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires politiques populaires : ce que disent les propos de « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par-delà les clichés, les propos de « <a href="https://pr4vd4.net/pravda-dossiers-reportages-44-fillette/dossier-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-cafe-du-commerce-202505.html">café du commerce</a> » révèlent une cartographie sensible des formes contemporaines du désenchantement politique.</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tous les politiciens sont les mêmes »<br>« On n’est plus chez nous »<br>« Voter ne sert à rien »<br>« Il faut un homme fort »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ces phrases, que l’on qualifie un peu vite de « propos de bistrot », sont en réalité des cristallisations d’imaginaires politiques populaires. Elles traduisent, sous forme brève et expressive, une perception du monde social, un rapport au pouvoir, à l’État, à l’autorité, à l’altérité. Leur forme peut être brute, mais leur contenu est tout sauf naïf.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En les écoutant sérieusement, à la lumière des outils des sciences humaines — philosophie <a href="https://pr4vd4.net/pravda-politique">politique</a>, sociologie critique, psychologie sociale — on entrevoit une géographie du malaise démocratique, et une métaphysique confuse du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La trahison des élites : l’imaginaire du pouvoir sans peuple</strong></h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tous les politiciens sont corrompus. »<br>« Ils ne pensent qu’à leur carrière. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la veine de <a href="https://pr4vd4.net/pravda-dossiers-reportages-44-fillette/pierre-bourdieu-voeux-nouvelle-annee-rituel-distinction-sociale-202501.html">Bourdieu</a>, on peut y voir l’effet d’une autonomisation du champ politique : les élites parlent entre elles, codent leur langage, vivent hors sol. La défiance s’installe non comme accident, mais comme structure du rapport entre gouvernés et gouvernants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Philosophiquement, cet imaginaire relève d’une ontologie du soupçon, proche de celle qu’analyse Paul Ricoeur : le pouvoir est toujours suspect. Il ne peut être qu’instrumental, égoïste, coupé du réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Psychologiquement, cela traduit ce que Wilhelm Reich ou Erich Fromm analysaient dès les années 30 : la haine du pouvoir abstrait naît d’un besoin d’identification directe au pouvoir concret — le chef « proche », le dirigeant « comme nous », la figure rassurante. On en revient au vieux modèle patriarcal du politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’impuissance démocratique : entre nihilisme doux et fatigue civique</strong></h2>



<div class="wp-block-columns wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Voter, ça ne sert à rien. »<br>« Les élections, c’est toujours les mêmes. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le désenchantement de la souveraineté populaire, décrit par Marcel Gauchet : la démocratie représentative est devenue un rituel vide. Le citoyen ne se vit plus comme un acteur, mais comme un figurant dans une pièce dont le scénario est écrit d’avance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retrait affectif s’apparente à ce que Cornelius Castoriadis nommait la perte du sens du projet politique — l’abandon de l’imaginaire instituant, remplacé par un vide post-idéologique. Plus rien ne fait monde, plus rien ne mobilise.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CAFÉ DU COMMERCE - Sois Belge et Tais-Toi - 20 ans" width="1000" height="563" src="https://www.youtube.com/embed/GSqQ265RiNY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio wp-block-paragraph">Le philosophe Peter Sloterdijk, lui, y voit une forme d’ironisme cynique généralisé : nous savons que ça ne marche pas, nous savons que nous le savons, et pourtant nous jouons encore le jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><strong>Le déclin national : nostalgie identitaire et archéologie du « chez-soi »</strong></h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« On n’est plus chez nous. »<br>« De Gaulle, lui, il aimait la France. »<br>« C’est Bruxelles qui décide à notre place. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Nous entrons ici dans l’espace du ressentiment historique, analysé par Nietzsche : l’homme humilié fabrique un récit du passé pour masquer son impuissance présente. La nostalgie nationale devient un refuge ontologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Benedict Anderson a bien montré que la nation est une communauté imaginée : elle est vécue comme une famille, une maison, un corps. Quand cette fiction s’effondre, c’est le sentiment d’exister politiquement qui vacille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zygmunt Bauman parle de « peurs liquides » dans une société en mouvement : dans ce monde sans fixité, l’identité se crispe. L’autre — migrant, Européen, élite urbaine — devient figure du chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’appel à l’ordre : fantasmes autoritaires et peur de la dissolution</strong></h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Il faut un homme fort. »<br>« Les peines sont trop légères. »<br>« Il y a trop de laxisme. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce registre est analysé dès les années 1950 par Theodor W. Adorno dans ses travaux sur la personnalité autoritaire. La peur du chaos social génère une demande d’ordre, fût-elle au prix de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi le mécanisme de ce que Hobbes anticipait : pour sortir de la guerre de tous contre tous, on accepte le Léviathan. Plus le monde paraît instable, plus la sécurité devient la valeur première.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette peur, ce sont des angoisses existentielles qui s’expriment : l’incertitude, la perte de contrôle, la fragmentation des repères collectifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bon sens contre le système : populisme moral et critique anti-institutionnelle</strong></h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« On devrait gérer le pays comme une famille. »<br>« Il faut arrêter de faire plaisir à tout le monde. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce discours renvoie à ce que Pierre-André Taguieff appelle le populisme moral : une opposition entre « eux » (corrompus, abstraits) et « nous » (honnêtes, concrets). C’est une rhétorique simplificatrice mais profondément structurée, que Gramsci aurait sans doute identifié comme un bon sens hégémonique — non dénué de rationalité, mais ancré dans une perception parcellaire du réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce populisme moral repose aussi sur un imaginaire familialiste du politique, dans la continuité de ce qu’Emmanuel Todd a montré : les structures familiales influencent les représentations politiques — ordre vertical ou horizontal, universalisme ou repli.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le désir de table rase : nihilisme actif et mythe de la purification</strong></h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Il faudrait tout virer et repartir de zéro. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier imaginaire, bien que minoritaire, est le plus explosif. Il ne cherche plus à réformer, mais à purifier le politique. On retrouve ici les échos du nihilisme actif décrit par Nietzsche : lorsque les valeurs s’effondrent, il faut les renverser radicalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce discours peut aussi s’enraciner dans une fatigue du compromis, analysée par Claude Lefort : la démocratie comme espace du conflit réglé devient insupportable à ceux qui veulent la vérité, la pureté, l’immédiateté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le terreau des radicalités, mais aussi parfois des nouvelles expérimentations politiques : démocratie directe, assemblées citoyennes, tirage au sort, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les propos de « café du commerce » : le bruit du peuple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les imaginaires politiques populaires ne sont pas des erreurs à corriger, mais des symptômes à interpréter. Ils nous parlent de notre malaise dans la modernité, de notre fatigue du politique, de nos désirs inavoués d’autorité, d’horizontalité, de communauté, de sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces imaginaires sont à la démocratie ce que les rêves sont à la psyché : irrationnels, contradictoires, mais essentiels. Les moquer serait facile. Les lire, les comprendre, les penser collectivement : voilà l’enjeu d’une véritable <a href="https://pr4vd4.net/pravda-culture">culture </a>démocratique.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-politique/politique-imaginaires-politiques-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">Les imaginaires politiques populaires : ce que disent les propos de « café du commerce »</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<item>
		<title>Au « café du commerce » sur X, les Français refont le monde en 280 caractères</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-breves/x-twitter-reseaux-sociaux-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-cafe-du-commerce-202505.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Camarade President]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 06:28:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ch4ud l’infø]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Sur X, les Français tiennent leur "café du commerce" entre râleries et vérités brutales, un miroir d’une société en crise</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/x-twitter-reseaux-sociaux-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-cafe-du-commerce-202505.html">Au « café du commerce » sur X, les Français refont le monde en 280 caractères</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur X, les Français, armés de leurs claviers, transforment chaque trending topic en un comptoir virtuel où s’échangent des vérités aussi brutales que sommaires. </strong>Culture, progrès, santé, politique, économie : ces « café du commerce » numériques, tenus par des utilisateurs aux profils variés, oscillent entre coups de gueule et éclairs de génie. Que disent ces saillies des Gaulois connectés ? Sous leurs airs bravaches, elles trahissent des angoisses bien réelles, mâtinées d’une arrogance toute nationale. Analyse acide d’un réseau où l’opinion est reine, pour le meilleur et surtout pour le pire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">X, le bistrot numérique des Français</h2>



<p class="wp-block-paragraph">X, c’est le café du commerce 2.0, version française : un espace où les utilisateurs, du Parisien branché au retraité de province, dissertent sans filtre. Ici, pas de hiérarchie : le prof de philo côtoie le chauffagiste, et tous ont leur avis sur la culture (« le wokisme tue l’art »), le progrès (« l’IA, c’est Skynet en puissance »), la santé (« les labos nous empoisonnent »), la politique (« Macron, dehors ! ») ou l’économie (« les riches s’envolent, nous on trinque »). Les comptes français, souvent identifiables par leurs pseudos tricolores ou leurs références à Astérix, font de X une arène où l’on refait le monde à coups de 280 caractères.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://pr4vd4.net/?s=Roland+Barthes">Roland Barthes</a>, dans <em>Mythologies</em>, décortiquait les récits du quotidien. Sur X, ces échanges sont les nouvelles mythologies françaises : des histoires simples pour un monde compliqué, où le « bon sens » devient un étendard. Mais derrière la gouaille, ça sent parfois le rance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La teneur des propos : du bon sens gaulois au délire complotiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons quelques exemples bien de chez nous.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>@JeanDupont75 tweete : « La culture française, c’est fini, remplacée par Netflix et les drag queens. » Sur le progrès,</li>



<li>@BreizhLibre lâche : « Les éoliennes, ça défigure nos campagnes pour rien. » </li>



<li>En santé, @MarieLaGauloise assène : « Les vaccins, c’est du business, pas de la science. » </li>



<li>Politiquement, @ViveLaFrance69 hurle : « Les élites nous méprisent, vive le Frexit ! » </li>



<li>Et sur l’économie, @GiletJaune31 grogne : « L’inflation, c’est la faute des banquiers et de Bruxelles. » Ces posts, souvent likés et retweetés, mêlent constat brut et exagération, dans un style qui cogne.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://pr4vd4.net/?s=Pierre+Bourdieu">Pierre Bourdieu</a>, dans <em>La distinction</em>, montrait comment les discours reflètent une lutte pour se démarquer. Sur X, les Français veulent briller, quitte à verser dans le cliché ou le complot. C’est du café du commerce avec plus de décibels : on crie pour être entendu, pas pour être compris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Révélation (?) : un peuple qui râle mais qui cogite (un peu)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que disent ces vociférations numériques des Français ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, qu’ils adorent râler – une vieille tradition. Mais sous les invectives, on devine des peurs : celle d’un pays qui perd son âme (<a href="https://pr4vd4.net/pravda-culture/culture-contemporaine-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">culture</a>), d’un futur incertain (progrès), d’un système qui trahit (<a href="https://pr4vd4.net/pravda-bien-etre-sport-sexo/bien-etre-sport-sante-genre-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">santé</a>, <a href="https://pr4vd4.net/pravda-politique/politique-imaginaires-politiques-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">politique</a>, <a href="https://pr4vd4.net/pravda-economie/economie-imaginaires-economiques-populaires-ce-que-disent-propos-de-cafe-du-commerce-202505.html">économie</a>). Ces utilisateurs ne sont pas tous des « beaufs » non diplômés (à supposer que le diplôme puisse les en exclure) : profs, cadres, étudiants s’y mettent aussi. Leurs tweets, même maladroits, traduisent une pensée vive, un besoin de reprendre la parole face à des élites jugées sourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://pr4vd4.net/?s=Michel+Foucault">Michel Foucault</a>, dans <em>L’Ordre du discours</em>, voyait dans les mots une forme de pouvoir. Sur X, les Français s’en saisissent, souvent avec maladresse, mais toujours avec ferveur. Ça révèle une société fracturée, où l’individu cherche à exister dans le <a href="https://pr4vd4.net/?s=chaos">chaos</a> collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe de X : liberté totale, chaos garanti</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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<iframe loading="lazy" title="X-Ray Spex - I Live Off You" width="1000" height="750" src="https://www.youtube.com/embed/K4H1RHqVI58?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">X offre une liberté totale : pas de modération pesante, pas de censure immédiate. Mais cette anarchie a un prix. Les algorithmes dopent les posts les plus clivants – un « Macron démission » fera plus de buzz qu’une analyse posée. Résultat : le débat tourne vite au pugilat. Pourtant, dans ce vacarme, des vérités émergent. Quand @CitoyenLambda42 écrit : « On paie pour un système qui nous oublie », il touche une corde sensible, même sans chiffres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://pr4vd4.net/?s=Guy+Debord">Guy Debord</a>, dans <em>La Société du spectacle</em>, dénonçait un monde réduit à des images. Sur X, les Français jouent le jeu : leurs tweets sont des performances, mais parfois des cris du cœur. Le chaos cache une profondeur brute, celle d’un peuple qui, même en braillant, cherche à comprendre.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">X, dans sa version française, est un « café du commerce » où se mélangent gouaille, colère et  lucidité bancale. Ces comptes tricolores débitent des vérités crues, souvent risibles, parfois pertinentes. Ils révèlent un Hexagone en tension, où <strong>la liberté de ton côtoie le risque du grand n’importe quoi</strong>. Moquons-les, oui, mais écoutons-les aussi : ils disent quelque chose de nous.</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/x-twitter-reseaux-sociaux-imaginaires-populaires-ce-que-disent-propos-cafe-du-commerce-202505.html">Au « café du commerce » sur X, les Français refont le monde en 280 caractères</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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		<title>Expulsions : Napoléon reprend du service !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Presse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Econømie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Le gouvernement ressort une vieille loi napoléonienne pour expulser les "sans attache manifeste", mais l'idée fait polémique chez les juristes et historiens</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-economie/expulsions-logements-immobilier-napoleon-revient-202504.html">Expulsions : Napoléon reprend du service !</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Intérieur, en panne d&rsquo;idées pour faire face à la crise migratoire, a décidé d&rsquo;aller fouiller dans les malles poussiéreuses du Code Napoléonien pour dénicher une vieille loi oubliée. Inspiré par le dernier coup de génie de Donald Trump, qui a récemment exhumé une loi de 1798 pour expulser manu militari des chefs de gangs vers le Salvador, notre Président a mis la main sur un texte idéal pour renvoyer les « indésirables » au-delà des frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Article 120 du Code civil de 1804 : un ticket retour express !</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte providentiel ? L&rsquo;article 120 du Code civil de 1804, qui stipule que « tout individu sans attache manifeste à la Nation peut être tenu de s&rsquo;éloigner du territoire ». Une perle juridique tombée en désuétude, mais qui, selon un conseiller de l&rsquo;Élysée, « répond parfaitement aux problèmes contemporains ». Autrement dit : si vous n&rsquo;avez pas d&rsquo;adresse fixe, pas de fiche de paie et que votre arbre généalogique ne pousse pas directement sur le terroir français depuis Clovis, vous pouvez être cordialement invité à refaire vos valises.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p class="wp-block-paragraph">« C&rsquo;est un retour aux fondamentaux ! » s&rsquo;exclame un proche du ministre de l&rsquo;Intérieur, en polissant son buste de Napoléon Ier. « À l&rsquo;époque, la France savait se faire respecter ! ». Pour éviter toute accusation de discrimination, le gouvernement prévoit d&rsquo;appliquer la mesure à tous ceux qui « ne participent pas activement à la vie nationale ». Un chômeur de longue durée, un ermite trop discret ou un artiste trop bohème pourraient donc, en théorie, être concernés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La machine à expulser s&#8217;emballe</strong></h2>



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<iframe loading="lazy" title="Renaud - Dans mon H.L.M." width="1000" height="563" src="https://www.youtube.com/embed/XDVqaxkRiqI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Dans les coulisses, l&rsquo;administration s&rsquo;active. On répertorie les individus « sans attache manifeste » à la nation : demandeurs d&rsquo;asile en attente, sans-papiers, touristes qui ont trop aimé Paris et y vivent clandestinement depuis dix ans, et même quelques Français jugés trop « marginalisés » pour rester. « Un boulanger qui n&rsquo;achète pas sa baguette tous les jours chez le même artisan pourrait être suspect », ironise un juriste sceptique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif ? « Fluidifier le territoire », explique un communiqué officiel. Traduction : libérer des places dans les HLM, dans les services publics, et surtout dans les réunions interminables du ministère de l&rsquo;Intérieur. « Il faut que la France retrouve son ADN ! » proclame un député Renaissance, oubliant au passage que l&rsquo;ADN napoléonien inclut aussi les guerres sans fin et l&rsquo;exil sur une île paumée.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des départs&#8230; mais vers où ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le hic, c&rsquo;est que personne ne sait exactement où envoyer les expulsés. « On étudie plusieurs options », confie un conseiller gouvernemental. « Certains pourraient être renvoyés vers leurs pays d&rsquo;origine, mais pour les autres, on envisage la Crimée, la Lune, ou un partenariat avec <a href="https://pr4vd4.net/pravda-breves/tesla-mythologie-en-route-roland-barthes-ds-202501.html">SpaceX pour Mars</a>« . L&rsquo;Élysée assure toutefois que « toutes les solutions seront humanitaires », ce qui n&rsquo;est pas pour rassurer ceux qui connaissent la définition élastique de ce mot sous certains gouvernements.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fronde des historiens et des juristes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts en droit et en histoire s&rsquo;étranglent déjà devant ce projet surréaliste. « L&rsquo;article 120 n&rsquo;a jamais été conçu pour ça ! » s&rsquo;insurge un professeur de droit. « C&rsquo;était une disposition administrative pour expulser des fauteurs de trouble, pas une arme de déportation massive ! ». D&rsquo;autres rappellent que Napoléon lui-même a fini exilé à Saint-Hélène : « Un président qui s&rsquo;inspire trop de lui pourrait finir au même endroit&#8230; » plaisante un <a href="https://pr4vd4.net/author/laika">chroniqueur politique</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, les Français sont partagés entre l&rsquo;amusement et la stupéfaction. « Si on commence à expulser ceux qui ne servent à rien, il y a un paquet de ministres qui devraient préparer leurs valises ! » lance un passant goguenard devant l&rsquo;Assemblée nationale. Napoléon, depuis son tombeau aux Invalides, doit bien se marrer.</p>
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		<title>Le régime, ou le poids de l&#8217;oppression</title>
		<link>https://pr4vd4.net/pravda-politique/regime-anarchiste-comment-perdre-poids-oppression-202503.html</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laika 031157]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 06:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pølitique]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>
<p>Un dîner chez Louise Michel où Bakounine, Proudhon et Goldman débattent du régime... Politique ou minceur ? Huis clos anarchiste entre rires et toasts</p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-politique/regime-anarchiste-comment-perdre-poids-oppression-202503.html">Le régime, ou le poids de l&rsquo;oppression</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pravda Pr4vd4.net</p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Paris, Montmartre, 45 boulevard Ornano, chez <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Michel">Louise Michel</a> – Une soirée sous le signe de l’anarchie, du pain noir et des idées sans graisse</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soir, dans mon modeste logis, j’ai réuni la fine fleur de la pensée libertaire. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon">Proudhon</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Bakounine">Bakounine</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Kropotkine">Kropotkine</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lis%C3%A9e_Reclus">Reclus</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Errico_Malatesta">Malatesta</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_Goldman">Goldman </a>et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Murray_Bookchin">Bookchin </a>ont répondu à mon invitation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La table est dressée tant bien que mal. Quelques assiettes ébréchées, du vin rouge dans des verres dépareillés et un pain plus dur qu’une barricade. L’ambiance est à la chaleur de mai, et à la controverse. Il n’a suffi que d’un mot – « <strong><a href="https://pr4vd4.net/pravda-dossiers-reportages-44-fillette/comment-perdre-poids-regime-communiste-alimentaire-economique-efficace-methode-202410.html">régime</a></strong> » – pour enflammer la discussion et générer des idées aussi décousues que mes nappes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakounine</strong> mord dans un morceau de <a href="https://pr4vd4.net/pravda-economie/augmentation-tva-baguette-1-milliiard-recettes-fiscales-202501.html">pain</a> rassis et grogne :<br>— La vraie question n&rsquo;est pas ce que nous mangeons, <em>tovaritch</em>, mais pourquoi nous devons encore mendier notre pain ! L&rsquo;État nous gave quand ça l&rsquo;arrange, <em>da</em>, puis nous laisse crever !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Proudhon</strong> hausse les épaules et sert un ragoût maigre dans les assiettes :<br>— La solution, camarades, réside dans ce que nous pourrions nommer un <strong>mutualisme culinaire </strong>! Que chacun prépare pour l&rsquo;autre, dans un échange équitable et fraternel. Plus d&rsquo;autorité, plus de maître pour nous dicter ce qui doit emplir nos estomacs !</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Goldman</strong> repousse son assiette d’un air faussement contrarié mais marqué par le grand air canadien :<br>— Ben non ! Moi, je veux choisir ! La liberté, ça commence par ce qu&rsquo;on met dans son assiette ! C&rsquo;est encore une idée d&rsquo;homme, ça, de dire aux autres quoi manger !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malatesta</strong> agite sa fourchette comme une arme :<br>— Et à quoi bon un choix si c&rsquo;est dans la misère, <em>eh</em> ? D&rsquo;abord, on jette les maîtres à bas, <em>mamma mia</em>, ensuite on discutera du menu !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakounine</strong> ricane et trempe son pain dans le ragoût :<br>— Et s&rsquo;il faut jeter la table aussi, <em>davai</em>, faisons-le !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kropotkine</strong> lève une patate en guise de sceptre et intervient :<br>— Mes amis, la solution est naturelle ! Dans la nature, <em>niet</em> besoin d&rsquo;un État pour réguler la répartition des ressources. Regardez les fourmis ! Elles coopèrent sans jamais avoir besoin d&rsquo;un tyran !</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Reclus</strong> tapote la table d’un air songeur :<br>— Les fourmis, certes, sont un modèle d&rsquo;organisation, mais gardons-nous de tomber dans les excès d&rsquo;une industrialisation forcenée ! Il nous faut repenser notre rapport à la terre, à l&rsquo;équilibre naturel, à la mesure en toutes choses…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bookchin</strong> fronce les sourcils et désigne la table d’un geste large :<br>— Voilà bien votre problème, les rêveurs ! <em>Seriously</em> ! Et qui organise cette belle répartition ? Des comités autogérés ! C&rsquo;est une question de gouvernance populaire ! <em>You gotta be kidding me</em> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Exaspérée, je levais mon verre :<br>— Silence, bande d’affamés ! Que celui qui veut abolir le régime commence par finir son assiette !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Goldman</strong> sourit malicieusement, de ses lèvres gelées :<br>— Et si jamais il veut qu&rsquo;on mange sans assiettes, ça va être quoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakounine</strong> s’étrangle de rire :<br>— Alors qu&rsquo;il mange dans sa main, <em>idiot</em>, et qu&rsquo;il renverse la table tant qu&rsquo;il y est !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malatesta</strong> prend la balle au bond et lance une miche dans l’assistance :<br>— Une table, <em>capito</em> ? C&rsquo;est fait pour être renversée, <em>presto</em> !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Reclus</strong> esquive de justesse et renvoie avec force :<br>— Et si table il doit y avoir, qu&rsquo;elle soit faite d&rsquo;un bois issu du commerce équitable, au moins ! Que nos actes soient en accord avec nos principes !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rires et fracas anarchistes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dîner chez Louise Michel s&rsquo;achève sur une évidente conclusion : nul ne s’accorde sur un régime, qu’il soit alimentaire ou politique. Mais une chose est certaine, chacun veut <strong>briser ses chaînes, quitte à briser aussi la croûte</strong> (et les murs selon Berurier Noir).</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">***</p>



<p class="wp-block-paragraph">(c) Ill. têtière : DALL·E 2025-02-27 17.47.47 &#8211; A lively 19th-century anarchist dinner scene in a modest Parisian apartment at 45 boulevard Ornano, Montmartre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://pr4vd4.net/pravda-politique/regime-anarchiste-comment-perdre-poids-oppression-202503.html">Le régime, ou le poids de l&rsquo;oppression</a> est apparu en premier sur Pravda Pr4vd4 <a href="https://pr4vd4.net">Pravda - pr4vd4</a>.</p>
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