Au musée de Montmartre, la rétrospective consacrée à Maximilien Luce dévoile, sous le prisme du paysage, une œuvre d’une densité lumineuse et sociale rare. Entre Paris, Charleroi et Rolleboise, le peintre néo-impressionniste esquisse un monde en mutation, traversé d’engagements et de silences contemplatifs.
Il y a quelque chose d’émouvant à arpenter les salles du musée de Montmartre, là même où Maximilien Luce vécut et travailla entre 1887 et 1900, et où ses œuvres dialoguent aujourd’hui avec le murmure des jardins Renoir. L’exposition Maximilien Luce, L’instinct du paysage propose une traversée sensible de l’œuvre de cet artiste essentiel du néo-impressionnisme, à la fois héritier des recherches de Seurat et Signac, mais aussi témoin engagé d’une époque secouée de bouleversements sociaux, politiques et industriels.
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(c) Ill. têtière : Maximilien Luce, Usines près de Charleroi, 1897
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