Le fait divers, selon Roland Barthes, se définit par une structure narrative singulière, qui en fait un objet médiatique à la fois répétitif, moralisateur et spectaculaire. L’affaire Joël Le Scouarnec, ancien chirurgien accusé de viols et d’agressions sexuelles sur 299 mineurs présumés entre 1990 et 2014, s’inscrit pleinement dans cette mécanique du fait divers, tout en la dépassant par son ampleur et sa portée symbolique. Ce cas interroge non seulement le rapport de notre société à la violence sexuelle et aux figures d’autorité, mais aussi la manière dont le fait divers fonctionne comme un récit structurant, produisant ses propres mythologies et simulacres.
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